{"id":2660,"date":"2023-11-23T10:01:09","date_gmt":"2023-11-23T15:01:09","guid":{"rendered":"https:\/\/histoiredemaska.com\/?post_type=histoire&#038;p=2660"},"modified":"2023-11-28T09:35:43","modified_gmt":"2023-11-28T14:35:43","slug":"la-guignolee","status":"publish","type":"histoire","link":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/la-guignolee\/","title":{"rendered":"La guignol\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><strong>Articles parus dans <em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe\u00a0<\/em>les 12 et 19 d\u00e9cembre 2007<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>Temps des F\u00eates<\/p>\n<p><strong>Sous-cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>Communautaire<\/p>\n<p><strong>Auteure:\u00a0<\/strong>Anne-Sophie Robert<\/p>\n<p>Plusieurs traditions du temps des f\u00eates se perp\u00e9tuent depuis toujours nous semble-t-il. Nous n\u2019avons qu\u2019\u00e0 penser au sapin de No\u00ebl, \u00e0 la b\u00fbche des f\u00eates qui ravie les gourmands, \u00e0 la cr\u00e8che sous le sapin, \u00e0 la couronne accroch\u00e9e \u00e0 nos portes et aux \u00e9changes de cadeaux. Ces traditions reviennent \u00e0 chaque ann\u00e9e, magiques et rassurantes. Cependant, une autre tradition du temps des f\u00eates nous rappelle que pour certains, cette p\u00e9riode est source de soucis et de tristesse : la guignol\u00e9e. Cette activit\u00e9 consiste \u00e0 r\u00e9unir des gens qui vont collecter aux portes des mieux nantis de l\u2019argent, des biens ou de la nourriture pour les pauvres de la communaut\u00e9. La guignol\u00e9e a \u00e9t\u00e9 courue \u00e0 plusieurs \u00e9poques \u00e0 Saint-Hyacinthe et continue toujours de l\u2019\u00eatre d\u2019ailleurs. Avant de voir qui avait la charge de l\u2019organisation de la guignol\u00e9e maskoutaine \u00e0 partir du XXe si\u00e8cle, jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1950, il est int\u00e9ressant de conna\u00eetre l\u2019origine de cette tradition qui semble remonter \u00e0 la nuit des temps.<br \/>\nIl existe trois th\u00e8ses qui expliquent l\u2019origine de cette f\u00eate du partage. La premi\u00e8re nous vient de Jean-Jacques Amp\u00e8re, historien et \u00e9crivain fran\u00e7ais du XIXe si\u00e8cle, qui fait remonter cette coutume \u00e0 l\u2019\u00e9poque druidique, c\u2019est-\u00e0-dire vers 1000 ans avant J\u00e9sus-Christ. Les pr\u00eatres celtes de la Gaule antique, les druides, faisaient \u00e0 chaque Nouvel An la cueillette du gui. Cette r\u00e9colte annuelle s\u2019accompagnait d\u2019un cri de r\u00e9jouissance \u00abAu gui, l\u2019an neuf\u00bb. La deuxi\u00e8me provient, pour sa part, de certains \u00e9tymologistes qui pr\u00e9tendent que cette coutume provient des anciens Ph\u00e9niciens de la Gaule qui s\u2019envoyaient de fa\u00e7on mutuelle, une fois par ann\u00e9e, des pots de bl\u00e9 vert en signe de consolation et de r\u00e9jouissance. La formule que s\u2019\u00e9changeaient les gens \u00e0 cette occasion \u00e9tait\u00a0 \u00abE ghin an eit\u00bb qui veut dire \u00abLe bl\u00e9 na\u00eet, la vie ressuscite\u00bb. La troisi\u00e8me nous vient, quant \u00e0 elle, de Th\u00e9odore Hersart, vicomte de la Villemarqu\u00e9, linguiste fran\u00e7ais du XIXe si\u00e8cle, pour qui la guignol\u00e9e vient du mot celtique \u00ab Eginad \u00bb qui signifie pr\u00e9mices de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Il est \u00e0 noter que la guignol\u00e9e se nomme aussi la Ignol\u00e9e ou la Lignol\u00e9e et dans certaines r\u00e9gions de la France : gui-l\u2019an-neu, guillann\u00e9e et gui-l\u2019an-n\u00e9ou. Quoi qu\u2019il en soit il est certain qu\u2019il existe une parent\u00e9 entre notre guignol\u00e9e du Qu\u00e9bec et la coutume pratiqu\u00e9e dans certaines r\u00e9gions de la France telles qu\u2019en Saintonge o\u00f9 les gens se promenaient dans les rues au Nouvel An avec un aiguillon de bois neuf dans lequel on embrochait des couennes de lard re\u00e7ues lors de la promenade nomm\u00e9e Ayilonneu ou Guilann\u00e9. Sans se tromper, on peut affirmer que cette tradition a \u00e9t\u00e9 apport\u00e9e en Nouvelle-France par nos anc\u00eatres.<\/p>\n<p>Pourtant, c\u2019est seulement au XIXe si\u00e8cle que les premi\u00e8res guignol\u00e9es sont courues de fa\u00e7on officielle et organis\u00e9es par des associations qui passent de porte en porte dans les rangs des paroisses et dans les rues des villages au rythme de la musique et de la chanson \u00abLa guignol\u00e9e\u00bb :<\/p>\n<p>\u00abBonjour le ma\u00eetre et la ma\u00eetresse\/ Et tout le monde de la maison \/ Pour le dernier jour de l&#8217;ann\u00e9e \/ La guignol\u00e9e vous nous devez \/ Si vous voulez rien nous donner<br \/>\nDites-nous l\u00e9&#8230; \/ On emm\u00e8nera seulement \/ la fille a\u00een\u00e9e \/ On lui fera faire \/ bonne ch\u00e8re \/ On lui fera chauffer les pieds \/ On vous demande seulement une \/ chin\u00e9e \/ De vingt \u00e0 trente pied de long si vous voulez \/ La guignol\u00e9e, la \/ guignoloche \/ Mettez du lard dedans ma poche&#8230;\u00bb Il s\u2019agit d\u2019une des trois versions de cette chanson qui ont circul\u00e9 au Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p><em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em>\u00a0raconte, dans son \u00e9dition du 21 d\u00e9cembre 1941, le d\u00e9roulement de cette veill\u00e9e importante telle que v\u00e9cue par nos anc\u00eatres au XIXe si\u00e8cle: \u00ab Les guignoleux, arriv\u00e9s \u00e0 une maison, battaient\u00a0 devant la porte, avec de longs b\u00e2tons, la mesure en chantant. Jamais, ils ne p\u00e9n\u00e9traient dans le logis avant que le ma\u00eetre et la ma\u00eetresse de la maison, ou leurs repr\u00e9sentants, ne vinssent, en grande c\u00e9r\u00e9monie leur ouvrir la porte et les inviter \u00e0 entrer. On \u00ab prenait \u00bb quelque chose, on recevait les dons dans une poche qu\u2019on allait ensuite vider dans une voiture qui suivait la troupe. Puis, on s\u2019acheminait vers une autre maison, escort\u00e9 de tous les enfants et chiens du voisinage tant la joie \u00e9tait grande. \u00bb<\/p>\n<figure id=\"attachment_2662\" aria-describedby=\"caption-attachment-2662\" style=\"width: 707px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2662\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/guignolee-1-logo-300x188.jpg\" alt=\"La guignol\u00e9e de la Plaza Maskoutaine en 1983. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380 Le Courrier de Saint-Hyacinthe.\" width=\"707\" height=\"443\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/guignolee-1-logo-300x188.jpg 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/guignolee-1-logo-768x480.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/guignolee-1-logo-600x375.jpg 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/guignolee-1-logo.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 707px) 100vw, 707px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2662\" class=\"wp-caption-text\">La guignol\u00e9e de la Plaza Maskoutaine en 1983. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380 Le Courrier de Saint-Hyacinthe.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les premi\u00e8res guignol\u00e9es sont organis\u00e9es vers 1861 ou 1862, par la Soci\u00e9t\u00e9 Saint-Vincent-de-Paul. Cette organisation, fond\u00e9e \u00e0 Paris en 1833 par Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam, un \u00e9tudiant de la Sorbonne, avait pour mission de rendre visite aux pauvres pour leur apporter r\u00e9confort spirituel et biens mat\u00e9riels. La premi\u00e8re conf\u00e9rence canadienne de la Soci\u00e9t\u00e9 Saint-Vincent-de-Paul est fond\u00e9e en 1846 \u00e0 Qu\u00e9bec par le Dr Joseph Painchaud et la deuxi\u00e8me conf\u00e9rence \u00e0 Montr\u00e9al en 1848 par Mgr Ignace Bourget.<\/p>\n<p>La qu\u00eate de la guignol\u00e9e n\u2019est pas publicis\u00e9e \u00e0 Saint-Hyacinthe \u00e0 partir du milieu du XIXe si\u00e8cle jusqu\u2019au tournant du si\u00e8cle. Il est difficile de savoir s\u2019il existait, \u00e0 cette \u00e9poque, une qu\u00eate de maison en maison puisqu\u2019il n\u2019en est pas question dans les journaux maskoutains du temps. Cependant, en 1903, des voyageurs de commerce de Qu\u00e9bec s\u2019organisent avec la Soci\u00e9t\u00e9 Saint-Vincent-de-Paul pour parcourir les rues. Est-ce cet \u00e9v\u00e9nement qui donne l\u2019id\u00e9e aux Maskoutains de faire de m\u00eame ? Quoi qu\u2019il en soit, dans <em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em> du 31 d\u00e9cembre 1904, il est annonc\u00e9 dans les notes locales que \u00ab les membres de la Soci\u00e9t\u00e9 Philharmonique et quelques citoyens restaureront une vieille coutume canadienne, la Ignol\u00e9e, le samedi soir suivant pour demander secours au profit des pauvres. Toutes contributions en argent ou en effet seront accept\u00e9es \u00bb. On apprend dans l\u2019\u00e9dition du 7 janvier 1905 que $ 500 en esp\u00e8ces sonnantes ont \u00e9t\u00e9 ramass\u00e9s durant la guignol\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1904 jusqu\u2019en 1912, la guignol\u00e9e sera organis\u00e9e et courue la veille du jour de l\u2019An par les membres de la Soci\u00e9t\u00e9 Philharmonique de Saint-Hyacinthe, accompagn\u00e9s, certaines ann\u00e9es, par le club de raquetteurs maskoutain L\u2019Infatigable. Les quartiers de la ville, beaucoup moins nombreux \u00e0 cette \u00e9poque qu\u2019aujourd\u2019hui, \u00e9taient visit\u00e9s ainsi que le march\u00e9. On ramenait le tout aux locaux de la Soci\u00e9t\u00e9 Philharmonique o\u00f9 on proc\u00e9dait au partage et \u00e0 la distribution aux familles pauvres. La tradition semble avoir \u00e9t\u00e9 mise de c\u00f4t\u00e9 durant les ann\u00e9es 1913, 1914 et 1915, peut-\u00eatre \u00e0 cause du d\u00e9but de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Cependant, une annonce concernant la guignol\u00e9e appara\u00eet le 16 d\u00e9cembre 1916. \u00c0 partir de cette ann\u00e9e jusqu\u2019en 1942, la qu\u00eate est organis\u00e9e par les conf\u00e9rences Saint-Vincent-de-Paul des paroisses Notre-Dame-du-Rosaire et de la Cath\u00e9drale (paroisse Saint-Hyacinthe-le-Confesseur). Certaines ann\u00e9es le Cercle Montalambert, L\u2019Infatigable, les zouaves, la garde d\u2019honneur, les petits chanteurs de l\u2019Acad\u00e9mie Girouard et les membres du Ch\u0153ur de chant de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire sont de la partie.<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas difficile d\u2019imaginer le joyeux tapage que pouvaient faire les \u00ab guignoleux \u00bb surtout les raquetteurs du club L\u2019Infatigable qui ne se faisaient pas prier pour prendre un petit coup !<\/p>\n<p>De 1919 \u00e0 1922, la qu\u00eate est suivie, dans la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, d\u2019une grande vente aux ench\u00e8res de diff\u00e9rents objets et de volailles au profit de la conf\u00e9rence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse. La guignol\u00e9e, \u00e0 partir de 1922, est courue parfois juste avant No\u00ebl, parfois entre No\u00ebl et le jour de l\u2019An.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2663\" aria-describedby=\"caption-attachment-2663\" style=\"width: 736px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-2663\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/guignolee-2-logo-300x188.jpg\" alt=\"Tri des denr\u00e9es lors de la guignol\u00e9e de la Plaza Maskoutaine en 1983. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380 Le Courrier de Saint-Hyacinthe.\" width=\"736\" height=\"461\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/guignolee-2-logo-300x188.jpg 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/guignolee-2-logo-768x480.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/guignolee-2-logo-600x375.jpg 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/guignolee-2-logo.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 736px) 100vw, 736px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2663\" class=\"wp-caption-text\">Tri des denr\u00e9es lors de la guignol\u00e9e de la Plaza Maskoutaine en 1983. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380 Le Courrier de Saint-Hyacinthe.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pourrait penser, la tradition se poursuit m\u00eame durant la crise \u00e9conomique, alors qu\u2019une grande majorit\u00e9 de la population est appauvrie. On apprend dans\u00a0<em>Le Courrier<\/em>\u00a0qu\u2019en 1929 \u00ab Sous la surveillance du pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence Saint-Vincent-de-Paul [celle de la paroisse de la Cath\u00e9drale] plus d\u2019une quarantaine de paniers ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s, contenant v\u00eatements et provisions, aux indigents de la ville. Cette distribution a \u00e9t\u00e9 faite \u00e0 l\u2019Ouvroir Sainte-Genevi\u00e8ve par la Conf\u00e9rence.\u00bb<\/p>\n<p>En 1942, messieurs R. Comeau et\u00a0 R. Beno\u00eet, g\u00e9rants des th\u00e9\u00e2tres Maska et Corona sont remerci\u00e9s d\u2019avoir permis la sollicitation de l\u2019aum\u00f4ne dans leur th\u00e9\u00e2tre le soir de la guignol\u00e9e. \u00c0 partir de 1942, il n\u2019est plus question de la guignol\u00e9e sous sa forme traditionnelle. En 1950, la Chambre de commerce des jeunes de Saint-Hyacinthe prend l\u2019initiative de visiter et de solliciter les marchands et les industriels de la ville pour ramasser des objets pouvant \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9s en cadeau aux moins fortun\u00e9s. Ces objets furent distribu\u00e9s la veille de No\u00ebl \u00e0 la salle de l\u2019Acad\u00e9mie Girouard.<\/p>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es la tradition se perp\u00e9tue de plus belle \u00e0 Saint-Hyacinthe et ailleurs au Qu\u00e9bec. Esp\u00e9rons que cette coutume perdurera encore longtemps. Le message publi\u00e9 dans\u00a0<em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em> du 21 d\u00e9cembre 1907 est toujours d\u2019actualit\u00e9 : \u00ab Nous sommes s\u00fbrs que tous les citoyens se montreront g\u00e9n\u00e9reux comme par le pass\u00e9 en faisant l\u2019aum\u00f4ne dans un temps si opportun \u00bb car comme il est dit dans l\u2019\u00e9dition du <em>Clairon<\/em>\u00a0du 10 d\u00e9cembre 1926 : \u00ab Nous n\u2019insisterons pas sur l\u2019excellence de cette coutume canadienne. Nous n\u2019avons qu\u2019\u00e0 la signaler \u00e0 notre population pour \u00eatre certain que le plus bienveillant accueil lui sera r\u00e9serv\u00e9. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"featured_media":2662,"template":"","auteur":[46],"categorie-dhistoire":[69],"class_list":["post-2660","histoire","type-histoire","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","auteur-anne-sophie-robert","categorie-dhistoire-temps-des-fetes"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/2660","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/histoire"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/2660\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2738,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/2660\/revisions\/2738"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2662"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2660"}],"wp:term":[{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=2660"},{"taxonomy":"categorie-dhistoire","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categorie-dhistoire?post=2660"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}