{"id":3083,"date":"2023-12-11T10:20:20","date_gmt":"2023-12-11T15:20:20","guid":{"rendered":"https:\/\/histoiredemaska.com\/?post_type=histoire&#038;p=3083"},"modified":"2023-12-11T10:20:20","modified_gmt":"2023-12-11T15:20:20","slug":"noel-au-centre-ville-de-saint-hyacinthe","status":"publish","type":"histoire","link":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/noel-au-centre-ville-de-saint-hyacinthe\/","title":{"rendered":"No\u00ebl au Centre-ville de Saint-Hyacinthe"},"content":{"rendered":"<p><strong>Articles parus dans\u00a0<em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em> les 24 et 31 d\u00e9cembre 2015<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>Temps des F\u00eates<\/p>\n<p><strong>Sous-cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>No\u00ebl<\/p>\n<p><strong>Auteur:\u00a0<\/strong>Paul Foisy<\/p>\n<p><strong>Le personnage du P\u00e8re No\u00ebl<\/strong><br \/>\nSi la f\u00eate de No\u00ebl apporte son lot de traditions et de coutumes, il faut noter que le personnage du P\u00e8re No\u00ebl est possiblement un des \u00e9l\u00e9ments les plus forts de l\u2019all\u00e9gorie entourant les c\u00e9l\u00e9brations de fin d\u2019ann\u00e9e. Laissons le sociologue Jean-Philippe Warren nous entretenir du joyeux personnage : \u00ab Arriv\u00e9 au Qu\u00e9bec vers 1880 sous le nom de Santa Claus, le bonhomme ventru \u00e0 la longue barbe argent\u00e9e subira les foudres des autorit\u00e9s catholiques \u2013 qui le consid\u00e8rent trop protestant \u2014, des ligueurs nationalistes canadiens-fran\u00e7ais \u2013 qui le trouvent trop anglais \u2013 et des partisans imp\u00e9rialistes \u2013 qui, durant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, jugent ce personnage teuton tra\u00eetre \u00e0 la patrie. Il sera donc rebaptis\u00e9, au d\u00e9but du si\u00e8cle, du nom bien fran\u00e7ais de p\u00e8re No\u00ebl, non sans avoir flirt\u00e9 pendant un certain temps avec les surnoms de saint Nicolas, de Kris Kringle, de petit No\u00ebl et de bonhomme No\u00ebl \u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 Saint-Hyacinthe, on aper\u00e7oit son image dans les journaux maskoutains aux d\u00e9buts des ann\u00e9es 1930. Par exemple, le 22 d\u00e9cembre 1933, le journal\u00a0<em>Le Clairon<\/em>\u00a0publie une annonce de la compagnie Southern Canada Power qui proclame \u00ab Donnez un appareil \u00e9lectrique \u00bb. Cette publicit\u00e9 est illustr\u00e9e d\u2019une toute petite image du P\u00e8re No\u00ebl qui fait un signe de la main. C\u2019est la seule illustration du P\u00e8re No\u00ebl que nous avons retrouv\u00e9 dans cette \u00e9dition du\u00a0<em>Clairon<\/em>. Cinq ans plus tard, le 16 d\u00e9cembre 1938,\u00a0<em>Le Clairon<\/em>\u00a0publie au centre de sa page une, un dessin du visage du P\u00e8re No\u00ebl qui couvre pr\u00e8s un quart de page.<\/p>\n<p>C\u2019est en d\u00e9cembre 1947 que le joufflu personnage apparait en public pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Saint-Hyacinthe. Une publicit\u00e9 de la quincaillerie A. Blondin Limit\u00e9e, publi\u00e9e dans le journal <em>Le Clairon<\/em> du 5 d\u00e9cembre 1947, nous apprend que le P\u00e8re No\u00ebl arrivera \u00e0 Saint-Hyacinthe, par train, le vendredi 12 d\u00e9cembre, et qu\u2019il d\u00e9barquera \u00e0 la gare du Canadien National \u00e0 6 h 50. Par la suite, il sera pr\u00e9sent au magasin tous les jours jusqu\u2019\u00e0 No\u00ebl.<\/p>\n<p>Lors des deux ann\u00e9es suivantes, en 1948 et 1949, le P\u00e8re No\u00ebl est accueilli de la m\u00eame fa\u00e7on et il s\u2019installe pour quelques semaines \u00ab dans sa ville de jouets \u00bb, situ\u00e9e au troisi\u00e8me \u00e9tage de A. Blondin Lt\u00e9e au 1312 des Cascades o\u00f9 se trouve actuellement la seule \u00e9picerie du centre-ville. En 1949, les enfants qui veulent rencontrer le P\u00e8re No\u00ebl re\u00e7oivent tous un cadeau. Preuve que la commercialisation du bonhomme est bien entam\u00e9e, il leur faudra d\u2019abord d\u00e9bourser la somme de 10, 25 ou m\u00eame de 50 sous pour acc\u00e9der au royaume.<\/p>\n<p>En 1950, la Chambre de Commerce de Saint-Hyacinthe prend les choses en main. Soucieuse du succ\u00e8s de ses membres et voulant augmenter de fa\u00e7on significative \u00ab l\u2019achat local \u00bb au cours de la p\u00e9riode des f\u00eates, la Chambre met en place une s\u00e9rie d\u2019actions regroup\u00e9es sous le nom de \u00abFestival du Commerce\u00bb.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3085\" aria-describedby=\"caption-attachment-3085\" style=\"width: 533px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3085\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/train-noel-logo-300x188.jpg\" alt=\"Festival de No\u00ebl 1956\" width=\"533\" height=\"334\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/train-noel-logo-300x188.jpg 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/train-noel-logo-768x480.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/train-noel-logo-600x375.jpg 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/train-noel-logo.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 533px) 100vw, 533px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3085\" class=\"wp-caption-text\">Le maire Ernest O. Picard et des membres de la Chambre de commerce lors du Festival de No\u00ebl en 1956. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH116 Studio Lumi\u00e8re.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le proc\u00e8s verbal d\u2019une assembl\u00e9e r\u00e9guli\u00e8re du comit\u00e9 de la Chambre de commerce, tenue le 20 novembre 1950, aborde une partie de l\u2019implication de la Chambre au sujet du Festival du Commerce : \u00ab Il est propos\u00e9 par Monsieur Roger Leblond, second\u00e9 par Monsieur Jules Laframboise que la Chambre de Commerce de St-Hyacinthe fournira la somme de $225.00 devant servir de prix \u00e0 l\u2019occasion du Festival du Commerce \u00e0 Saint-Hyacinthe. Les prix devant \u00eatre divis\u00e9s comme suit : Un premier prix de $100.00; un second prix de $50.00; un troisi\u00e8me prix de $25.00 et dix prix de $5.00 chacun. Ces prix seront distribu\u00e9s \u00e0 l\u2019occasion du concours de l\u2019Arbre de Noel (sic) que la Chambre de Commerce \u00e9rigera et payera\u2026\u00bb<\/p>\n<p>Cette courte citation contient nombre d\u2019informations qui m\u00e9ritent quelques explications. D\u2019abord, puisqu\u2019aucune autre organisation ne regroupe les marchands du centre-ville, comme le fut autrefois la Plaza maskoutaine, la SIDAC et aujourd\u2019hui la SDC centre-ville Saint-Hyacinthe, la Chambre de commerce organise cet \u00e9v\u00e8nement rassembleur. Ainsi, le premier Festival du Commerce qui se d\u00e9roule du 7 au 29 d\u00e9cembre 1950 vise \u00e0 cr\u00e9er une atmosph\u00e8re festive \u00e0 Saint-Hyacinthe pour la p\u00e9riode des f\u00eates. Avec la collaboration de la Ville de Saint-Hyacinthe, on installe des lumi\u00e8res au centre-ville : \u00ab Le centre commercial s\u2019illuminera de milliers de lumi\u00e8res multicolores : la place du march\u00e9, les rues des Cascades, Saint-Simon, Saint-Fran\u00e7ois, Mondor et autres \u00bb, souligne l\u2019auteur d\u2019un article dans <em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em>\u00a0le 24 novembre 1950.<\/p>\n<p>En plus de l\u2019illumination des rues, on installe des haut-parleurs en plein air pour diffuser des airs de No\u00ebl. Ce qui parait simple aujourd\u2019hui, impressionne le r\u00e9dacteur du\u00a0<em>Clairon<\/em>\u00a0du 8 d\u00e9cembre 1950 : \u00ab Qu\u2019il nous soit permis de rappeler, pour terminer, que ce m\u00eame syst\u00e8me de hauts-parleurs (sic) doit fonctionner, d\u2019ici No\u00ebl, durant au moins quatre-vingt dix heures, l\u2019\u00e9quivalent de pr\u00e8s de quatre journ\u00e9es enti\u00e8res sans arr\u00eat. \u00bb<\/p>\n<p>Pour attirer les clients au centre-ville de Saint-Hyacinthe, la Chambre de commerce organise \u00e9galement un concours dont les prix sont d\u00e9crits plus hauts. Il s\u2019agit alors de deviner le nombre de lumi\u00e8res install\u00e9es dans un arbre de No\u00ebl g\u00e9ant install\u00e9 \u00ab sur la marquise du march\u00e9 Centre, face \u00e0 la rue Saint-Denis. \u00bb Cet arbre de 40 pieds de haut, est affubl\u00e9 de 285 lumi\u00e8res multicolores. Fait surprenant, pas moins de 291 personnes devinent le nombre d\u2019ampoules lumineuses et la Chambre doit faire un tirage pour accorder les treize prix offerts. Le gagnant du grand prix? Il s\u2019agit d\u2019un certain monsieur Louis-Nazaire Gingras qui demeurait \u00e0 La Providence.<\/p>\n<p><strong>Du c\u00f4t\u00e9 des jeunes<\/strong><br \/>\nSi la Chambre de commerce senior est active pour rassembler les Maskoutains autour de cet \u00e9v\u00e8nement festif et commercial, il ne faut pas sous-estimer l\u2019action de la Chambre de Commerce des Jeunes. Rappelons que deux ans plus t\u00f4t, en 1948, ce sont les jeunes qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine des festivit\u00e9s entourant la c\u00e9l\u00e9bration du deuxi\u00e8me centenaire de Saint-Hyacinthe.<\/p>\n<p>Deux ans plus tard, Rolland Mercier, pr\u00e9sident du Comit\u00e9 de l\u2019arbre de No\u00ebl, envoie une demande sp\u00e9ciale \u00e0 la Ville de Saint-Hyacinthe : \u00ab Je, sousign\u00e9, demande par votre voix au conseil municipal de St-Hyacinthe, s\u2019il serait dans la possibilit\u00e9, \u00e0 la Chambre de Commerce des jeunes de St-Hyacinthe Inc. de recevoir un don ou montant d\u2019argent jug\u00e9 par le dit conseil pour venir en aide au comit\u00e9 de l\u2019arbre de No\u00ebl pour les enfants pauvres, lesquels seront au nombre de 300. \u00bb L\u2019histoire ne dit pas si la Ville de Saint-Hyacinthe est favorable \u00e0 la demande. Cependant, le d\u00e9pouillement de l\u2019arbre de No\u00ebl pour les enfants pauvres de Saint-Hyacinthe se d\u00e9roule \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie Girouard le 24 d\u00e9cembre 1950. On note la pr\u00e9sence de la F\u00e9e des \u00e9toiles et du P\u00e8re No\u00ebl pour distribuer les cadeaux. Ces deux personnages qui prennent enfin vie feront partie du paysage du temps des f\u00eates pour plusieurs ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3084\" aria-describedby=\"caption-attachment-3084\" style=\"width: 578px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-3084\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/pere-noel-logo-300x188.jpg\" alt=\"F\u00eate de No\u00ebl 1950\" width=\"578\" height=\"362\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/pere-noel-logo-300x188.jpg 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/pere-noel-logo-768x480.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/pere-noel-logo-600x375.jpg 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/pere-noel-logo.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 578px) 100vw, 578px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3084\" class=\"wp-caption-text\">Premi\u00e8re f\u00eate de No\u00ebl organis\u00e9e par la Chambre de commerce des jeunes \u00e0 l&#8217;Acad\u00e9mie Girouard en 1950. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH116 Studio Lumi\u00e8re.<\/figcaption><\/figure>\n<p>D\u00e8s sa deuxi\u00e8me ann\u00e9e, en 1951, le Festival du Commerce organise un d\u00e9bat oratoire autour de la question : \u00ab Devons-nous \u00e9riger un arbre de No\u00ebl \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur ou \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du foyer? \u00bb Tous les \u00e9l\u00e8ves des Commissions scolaires Saint-Hyacinthe, Girouard, La Providence et Saint-Joseph, de la quatri\u00e8me \u00e0 la douzi\u00e8me ann\u00e9e sont admissibles au concours. Le concours se d\u00e9roule \u00ab dans chaque classe, dans chaque \u00e9cole et, enfin, dans chacun des quatre territoires scolaires \u00bb, nous informe\u00a0<em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em>, du 30 novembre 1951. Les prix rattach\u00e9s \u00e0 ce concours sont une montre, une bicyclette, une paire de patins et un ensemble de crayons et plumes.<\/p>\n<p>Comme en 1950, la Chambre de Commerce des Jeunes proc\u00e8de \u00e0 un d\u00e9pouillement d\u2019arbre de No\u00ebl \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie Girouard en faveur de 300 enfants pauvres et distribue \u00e9galement des paniers de No\u00ebl pour 70 familles d\u00e9favoris\u00e9es.<\/p>\n<p>D\u00e8s sa troisi\u00e8me ann\u00e9e, en 1952, le Festival du Commerce contribue \u00e0 la r\u00e9putation de Saint-Hyacinthe : \u00ab Gr\u00e2ce aux nombreuses illuminations de rue fournies par la Chambre de Commerce, aux joyeux airs des f\u00eates et aux m\u00e9lodies d\u2019autrefois diffus\u00e9es \u00e0 l\u2019aide de haut-parleurs, la ville de Saint-Hyacinthe prend un aspect qu\u2019on ne trouve pas ailleurs et que les visiteurs remarquent. Des \u00e9chos en sont venus de partout \u00bb, souligne le r\u00e9dacteur du\u00a0<em>Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em>, le 28 novembre 1952. Afin de stimuler l\u2019achalandage dans les commerces, on proc\u00e8de au tirage d\u2019un poste de t\u00e9l\u00e9vision, ce qui permettra \u00e0 une famille de syntoniser la t\u00e9l\u00e9 de Radio-Canada qui en est \u00e0 ses d\u00e9buts en 1952.<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e 1953 apporte son lot de nouveaut\u00e9s. L\u2019image du P\u00e8re No\u00ebl est utilis\u00e9e alors qu\u2019on le voit dans un immense traineau install\u00e9 sur la marquise du march\u00e9, face \u00e0 la rue Saint-Denis. L\u2019inauguration est diffus\u00e9e lors de l\u2019\u00e9mission quotidienne\u00a0<em>L\u2019actualit\u00e9\u00a0<\/em>sur les ondes de Radio-Canada. Pour ajouter \u00e0 l\u2019ambiance festive de 1953, on fait jouer des airs traditionnels de La Bonne Chanson dans les rues du centre-ville.<\/p>\n<p>En 1954, le P\u00e8re No\u00ebl s\u2019incarne et participe aux activit\u00e9s. Lors de l\u2019inauguration du Festival, r\u00e9unissant une foule de 2000 personnes au march\u00e9, sa pr\u00e9sence est plus que d\u00e9sir\u00e9e alors que \u00ab les enfants crient, gesticulent, se faufilent entre les jambes des badauds impressionn\u00e9s, et attendent avec impatience le grand \u00e9v\u00e9nement \u00bb, t\u00e9moigne le journaliste du\u00a0<em>Clairon<\/em>, le 7 d\u00e9cembre 1954. Il poursuit : \u00ab Des parents, qui tiennent leurs petits sur leurs \u00e9paules jouent des coudes et foncent dans la cohue pour s\u2019emparer des meilleures places. \u00bb Puis, le temps du Festival, il se prom\u00e8ne en d\u00e9capotable au centre-ville et il distribue des bons d\u2019achat de 1 $ et 2 $. Au final, le P\u00e8re No\u00ebl offrira plus de 1000 $ en bon d\u2019achat.<\/p>\n<p><strong>Un premier d\u00e9fil\u00e9<\/strong><br \/>\nBien conscients de la popularit\u00e9 affich\u00e9e par la population envers le P\u00e8re No\u00ebl en 1954, les dirigeants du Festival s\u2019adressent \u00e0 la ville de Saint-Hyacinthe qui accepte de remettre 500 $ \u00e0 l\u2019organisation pour les c\u00e9l\u00e9brations de 1955. Pour la premi\u00e8re fois, un d\u00e9fil\u00e9 du P\u00e8re-No\u00ebl est pr\u00e9sent\u00e9 dans les rues de Saint-Hyacinthe. Alors que depuis 1947 le P\u00e8re No\u00ebl arrive en train, \u00e0 l\u2019invitation du marchand A. Blondin Limit\u00e9e, en 1955 il fait son arriv\u00e9e au man\u00e8ge militaire en h\u00e9licopt\u00e8re! Son parrain et son h\u00f4te est le marchand Raoul Gaudet qui commandite le char all\u00e9gorique du P\u00e8re No\u00ebl. Le d\u00e9fil\u00e9, compos\u00e9 de cinq autres chars all\u00e9goriques rappelant les contes de Cendrillon, du Petit Poucet, du Petit Chaperon rouge, de la m\u00e8re l\u2019Oie et de la F\u00e9e des \u00e9toiles, se termine au march\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"featured_media":3084,"template":"","auteur":[60],"categorie-dhistoire":[69],"class_list":["post-3083","histoire","type-histoire","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","auteur-paul-foisy","categorie-dhistoire-temps-des-fetes"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3083","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/histoire"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3083\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3089,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3083\/revisions\/3089"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3084"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3083"}],"wp:term":[{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=3083"},{"taxonomy":"categorie-dhistoire","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categorie-dhistoire?post=3083"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}