{"id":3212,"date":"2023-12-14T11:57:17","date_gmt":"2023-12-14T16:57:17","guid":{"rendered":"https:\/\/histoiredemaska.com\/?post_type=histoire&#038;p=3212"},"modified":"2023-12-14T11:57:17","modified_gmt":"2023-12-14T16:57:17","slug":"louvroir-sainte-genevieve","status":"publish","type":"histoire","link":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/louvroir-sainte-genevieve\/","title":{"rendered":"L&#8217;Ouvroir Sainte-Genevi\u00e8ve"},"content":{"rendered":"<p><strong>Article paru dans\u00a0<em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em> le 23 mars 2023<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>Patrimoine b\u00e2ti<\/p>\n<p><strong>Sous-cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>Communautaire<\/p>\n<p><strong>Auteur:\u00a0<\/strong>Martin Ostiguy<\/p>\n<p>Le terme d\u2019ouvroir d\u00e9signait, \u00e0 l\u2019origine, un lieu o\u00f9 plusieurs personnes travaillaient ensemble. Tranquillement, il fut r\u00e9serv\u00e9 aux salles o\u00f9 les religieuses se r\u00e9unissaient pour travailler \u00e0 diff\u00e9rents ouvrages, surtout des travaux d\u2019aiguille. Finalement, au XIXe si\u00e8cle, on se mit \u00e0 appeler ouvroir des maisons de charit\u00e9 dans lesquelles on faisait travailler des jeunes filles d\u00e9favoris\u00e9es sous la supervision de religieuses. L\u2019Ouvroir Sainte-Genevi\u00e8ve correspond \u00e0 ce type d\u2019\u00e9tablissement.<\/p>\n<p>En 1863, les Dames de la Charit\u00e9, de concert avec la soci\u00e9t\u00e9 Saint-Vincent-de-Paul et les S\u0153urs de la Charit\u00e9, que l\u2019on appelait les S\u0153urs Grises, ont l\u2019id\u00e9e de mettre sur pied une maison qui aiderait les femmes et les filles pauvres de Saint-Hyacinthe \u00e0 se sortir de la mis\u00e8re. Elles seront appel\u00e9es \u00e0 travailler quelques heures par jour sous la direction des S\u0153urs. Elles obtiennent, gr\u00e2ce \u00e0 ce labeur, un petit salaire qui leur permet de vivre et elles apprennent en m\u00eame temps un m\u00e9tier. Le but principal de cette d\u00e9marche est de donner l\u2019impression aux jeunes femmes de gagner leur vie plut\u00f4t que de b\u00e9n\u00e9ficier de la charit\u00e9, ce qui peut laisser un gout amer.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3213\" aria-describedby=\"caption-attachment-3213\" style=\"width: 541px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3213\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/ouvroir-300x188.jpg\" alt=\"Ouvroir Ste-Genevi\u00e8ve\" width=\"541\" height=\"339\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/ouvroir-300x188.jpg 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/ouvroir-768x480.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/ouvroir-600x375.jpg 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/ouvroir.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 541px) 100vw, 541px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3213\" class=\"wp-caption-text\">L&#8217;Ouvroir Sainte-Genevi\u00e8ve en 1961. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH548 Raymond B\u00e9langer, photographe.<\/figcaption><\/figure>\n<p>L\u2019Ouvroir commence ses activit\u00e9s dans une pi\u00e8ce pr\u00eat\u00e9e par M. L\u00e9vis Gaudette sur la rue Saint-Simon. Puis, Maurice Laframboise et son \u00e9pouse, Rosalie Dessaulles, grands admirateurs de l\u2019\u0153uvre, offrent aux religieuses une maison qu\u2019ils poss\u00e8dent sur la rue Concorde. L\u2019Ouvroir y est officiellement fond\u00e9 le 26 avril 1864. Chaque jour, douze femmes indigentes se pr\u00e9sentent \u00e0 l\u2019Ouvroir. L\u2019une d\u2019entre elles s\u2019occupe des enfants tandis que les autres s\u2019adonnent \u00e0 des travaux de couture et de tissage. Le produit de leur travail est vendu et, apr\u00e8s avoir r\u00e9tribu\u00e9 les ouvri\u00e8res, on distribue le reste du b\u00e9n\u00e9fice aux gens qui se pr\u00e9sentent pour avoir de la nourriture et des v\u00eatements. Les repas de la journ\u00e9e \u00e9taient \u00e9galement servis aux ouvri\u00e8res et \u00e0 leurs enfants. Lors du grand feu de 1878, l\u2019Ouvroir est \u00e9pargn\u00e9 mais il est devenu beaucoup trop petit pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande grandissante. Lambert Sarrazin ach\u00e8te donc pour les religieuses un terrain situ\u00e9 au coin des rues Sainte-Marie et Saint-Antoine. On y fait construire une maison qui accueille l\u2019Ouvroir \u00e0 partir du 8 septembre 1880.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u0153uvre premi\u00e8re de l\u2019\u00e9tablissement, on ajoute une cr\u00e8che o\u00f9 l\u2019on accueille les orphelins de leur naissance \u00e0 l\u2019\u00e2ge de trois ans. En 1909, les occasions d\u2019emploi sont plus importantes en ville, ce qui fait que l\u2019Ouvroir devient moins achaland\u00e9. On d\u00e9cide alors de convertir l\u2019immeuble en hospice pour vieilles dames.<\/p>\n<p>En 1960, le maire Jacques Lafontaine \u00e9crit \u00e0 la sup\u00e9rieure des S\u0153urs de la Charit\u00e9, M\u00e8re Lachapelle, pour lui expliquer que les marchands du centre-ville font des pressions sur le conseil pour l\u2019inciter \u00e0 cr\u00e9er des stationnements hors-rue. On offre donc aux S\u0153urs d\u2019acheter l\u2019Ouvroir et le terrain. Dans une lettre dat\u00e9e du 25 mars 1960, M\u00e8re Lachapelle informe la maire que la corporation des S\u0153urs de la Charit\u00e9 accepte de vendre le terrain 150\u00a0000$. La Ville propose 125\u00a0000$ mais leur contre-offre est refus\u00e9e. La Ville paiera donc le montant demand\u00e9 par la congr\u00e9gation. On accepte \u00e9galement de donner un d\u00e9lai de trois ans pour assurer une transition en douceur pour les dames \u00e2g\u00e9es vivant toujours \u00e0 l\u2019Ouvroir. La Ville prend possession de l\u2019\u00e9difice le 25 juillet 1963. L\u2019immeuble est d\u00e9truit le 6 septembre pour y am\u00e9nager l\u2019actuel stationnement qui se trouve aujourd\u2019hui derri\u00e8re la pharmacie Jean-Coutu.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":3213,"template":"","auteur":[56],"categorie-dhistoire":[65],"class_list":["post-3212","histoire","type-histoire","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","auteur-martin-ostiguy","categorie-dhistoire-patrimoine-bati"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3212","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/histoire"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3212\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3215,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3212\/revisions\/3215"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3213"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3212"}],"wp:term":[{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=3212"},{"taxonomy":"categorie-dhistoire","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categorie-dhistoire?post=3212"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}