{"id":3226,"date":"2023-12-18T09:51:58","date_gmt":"2023-12-18T14:51:58","guid":{"rendered":"https:\/\/histoiredemaska.com\/?post_type=histoire&#038;p=3226"},"modified":"2023-12-18T09:51:58","modified_gmt":"2023-12-18T14:51:58","slug":"ferdinand-gagnon-1849-1886","status":"publish","type":"histoire","link":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/ferdinand-gagnon-1849-1886\/","title":{"rendered":"Ferdinand Gagnon (1849-1886)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Article paru dans\u00a0<em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em> le 19 janvier 2023<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>Journaux<\/p>\n<p><strong>Sous-cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>Langue fran\u00e7aise<\/p>\n<p><strong>Auteur:\u00a0<\/strong>Martin Ostiguy<\/p>\n<p>Le 17 avril 1886, le sup\u00e9rieur du S\u00e9minaire de Saint-Hyacinthe, le chanoine Jean-R\u00e9mi Ouellette, est \u00e0 Worcester, Massachussetts, pour prononcer l\u2019oraison fun\u00e8bre du journaliste Ferdinand Gagnon, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 l\u2019avant-veille. Plus de 5000 personnes assistent aux obs\u00e8ques de Gagnon qui ont lieu en grande pompe. Qui est ce personnage qui m\u00e9rite tant d\u2019\u00e9loge et de reconnaissance?<\/p>\n<p>Ferdinand Gagnon est n\u00e9 \u00e0 Saint-Hyacinthe le 8 juin 1849. Il est le fils de Jean-Baptiste Gagnon et d\u2019\u00c9lizabeth Marchessault. Il \u00e9tudie au S\u00e9minaire entre 1859 et 1865. \u00c0 sa sortie du coll\u00e8ge, il travaille durant deux ans au bureau des avocats Arthur-Prisque Letendre et Honor\u00e9 Mercier. Puis, en janvier 1868, il va rejoindre ses parents qui se sont install\u00e9s aux \u00c9tats-Unis depuis quelques mois. On estime \u00e0 200\u00a0000 le nombre de Canadiens fran\u00e7ais qui ont quitt\u00e9 le Qu\u00e9bec pour les \u00c9tats-Unis. Il se cr\u00e9e rapidement de petites communaut\u00e9s francophones le long de la c\u00f4te Est mais elles sont souvent d\u00e9sorganis\u00e9es. D\u00e8s son arriv\u00e9e en sol am\u00e9ricain, Ferdinand s\u2019int\u00e9resse aux probl\u00e8mes de ses compatriotes \u00e9migr\u00e9s et d\u00e9cide de leur venir en aide.<\/p>\n<p>S\u2019il pr\u00f4ne un temps la cause du rapatriement au Canada, il comprend vite que la population francophone est d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 demeurer sur leur terre d\u2019accueil. Il soutient alors le principe de la naturalisation. Les Franco-Am\u00e9ricains doivent devenir des citoyens am\u00e9ricains \u00e0 part enti\u00e8re s\u2019ils veulent faire valoir leurs droits. Dans son oraison fun\u00e8bre, le chanoine Ouellette met l\u2019accent sur le patriotisme de Ferdinand Gagnon. Il souligne que le Maskoutain d\u2019origine ne voulait pas voir s\u2019\u00e9teindre la langue fran\u00e7aise et la culture canadienne aux \u00c9tats-Unis. Il a travaill\u00e9 sans rel\u00e2che pour que ses compatriotes n\u2019oublient jamais leurs devoirs religieux, linguistiques et culturels.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3227\" aria-describedby=\"caption-attachment-3227\" style=\"width: 688px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3227\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Sans-titre-1-300x188.png\" alt=\"Ferdinand Gagnon\" width=\"688\" height=\"431\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Sans-titre-1-300x188.png 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Sans-titre-1-768x480.png 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Sans-titre-1-600x375.png 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Sans-titre-1.png 800w\" sizes=\"(max-width: 688px) 100vw, 688px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3227\" class=\"wp-caption-text\">Ferdinand Gagnon. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH310 Ferdinand Gagnon.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le 25 f\u00e9vrier 1869, Ferdinand Gagnon r\u00e9alise un r\u00eave qu\u2019il caresse depuis longtemps. Il fonde son propre journal hebdomadaire, <em>La Voix du peuple<\/em>. Pour des raisons financi\u00e8res, l\u2019aventure ne fait pas long feu et le journal cesse de paraitre d\u00e8s septembre. En octobre 1869, Ferdinand \u00e9pouse Malvina Lalime, elle-m\u00eame native de Saint-Hyacinthe. Le couple aura sept enfants. Install\u00e9 \u00e0 Worcester, il publie plusieurs journaux \u00e9ph\u00e9m\u00e8res avant d\u2019achever son \u0153uvre capitale\u00a0: la fondation du journal <em>Le Travailleur <\/em>en octobre 1874<em>. <\/em>Sa profession de journaliste ne lui permettant pas de faire vivre sa famille, il s\u2019associe \u00e0 son beau-fr\u00e8re, Alfred-G. Lalime, fabricant de drapeaux et insignes pour les soci\u00e9t\u00e9s de bienfaisance.<\/p>\n<p>En 1882, Ferdinand Gagnon est naturalis\u00e9 am\u00e9ricain. Il n\u2019abandonne toutefois pas la mission qu\u2019il s\u2019est donn\u00e9e. Cette m\u00eame ann\u00e9e, il d\u00e9clare\u00a0: \u00ab Histoire pour histoire, traditions pour traditions, je pr\u00e9f\u00e8re celles de mon pays natal [\u2026] Je suis fier et orgueilleux d\u2019\u00eatre Canadien fran\u00e7ais. \u00bb Il demande sans cesse \u00e0 l\u2019\u00e9lite et au clerg\u00e9 de tout faire pour recr\u00e9er aux \u00c9tats-Unis l\u2019image de la patrie canadienne avec ses \u00e9coles, ses \u00e9glises, ses journaux et sa f\u00eate nationale. Pourtant, \u00e9chaud\u00e9 par la pendaison de Louis Riel, il nourrit la crainte que certains de ses compatriotes veuillent se rebeller \u00e0 la mani\u00e8re des M\u00e9tis du Manitoba et que tout ceci se termine mal. Cette attitude ti\u00e8de face aux revendications des franco-am\u00e9ricains les plus nationalistes lui vaut des reproches de la part de certains de ses amis.<\/p>\n<p>C\u2019est durant cette pol\u00e9mique que Ferdinand Gagnon rend l\u2019\u00e2me \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 36 ans. Tr\u00e8s corpulent, il est atteint d\u2019une grave affection des reins. Dans son oraison fun\u00e8bre, le chanoine Ouellette affirme que les franco-am\u00e9ricains ont perdu l\u2019un de leurs plus solides alli\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":3227,"template":"","auteur":[56],"categorie-dhistoire":[79],"class_list":["post-3226","histoire","type-histoire","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","auteur-martin-ostiguy","categorie-dhistoire-journaux"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3226","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/histoire"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3226\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3229,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3226\/revisions\/3229"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3227"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3226"}],"wp:term":[{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=3226"},{"taxonomy":"categorie-dhistoire","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categorie-dhistoire?post=3226"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}