{"id":3230,"date":"2023-12-19T13:54:54","date_gmt":"2023-12-19T18:54:54","guid":{"rendered":"https:\/\/histoiredemaska.com\/?post_type=histoire&#038;p=3230"},"modified":"2024-01-09T08:57:27","modified_gmt":"2024-01-09T13:57:27","slug":"les-ancetres-de-la-volcano","status":"publish","type":"histoire","link":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/les-ancetres-de-la-volcano\/","title":{"rendered":"Les anc\u00eatres de la Volcano"},"content":{"rendered":"<p><strong>Articles parus dans\u00a0<em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em> les 8, 15 et 22 octobre 2003<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>Industries<\/p>\n<p><strong>Sous-cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>Fonderies<\/p>\n<p><strong>Auteur:\u00a0<\/strong>Jacques Fiset<\/p>\n<p>La fondation de la Volcano a n\u00e9cessit\u00e9 la r\u00e9union de trois compagnies. Cet article dresse un portrait de ces trois industries.<\/p>\n<p><strong>O. Chalifoux &amp; Fils Lt\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Olivier Chalifoux est n\u00e9 le 20 octobre 1825 \u00e0 L&#8217;Assomption dans Lanaudi\u00e8re. De son mariage avec Odile Sentenne sont n\u00e9s quatre gar\u00e7ons et trois filles. Le jeune Olivier s&#8217;engage comme forgeron dans les ateliers de la compagnie de chemin de fer, St. Lawrence &amp; Atlantic Railway \u00e0 Montr\u00e9al. Il ne tarde pas \u00e0 se faire reconna\u00eetre comme un ouvrier sup\u00e9rieur. En 1849, la compagnie St. Lawrence &amp; Atlantic Railway lui offre d&#8217;aller s&#8217;\u00e9tablir \u00e0 Saint-Hyacinthe, qui \u00e9tait \u00e0 ce moment-l\u00e0 le terminus, pour ouvrir un atelier qui se chargerait des diverses r\u00e9parations sur leurs engins.<\/p>\n<p>Ne poss\u00e9dant aucun capital, il \u00e9tablit une petite forge sur la rue Saint-Joseph, entre les rues Cascades et Girouard. D&#8217;ann\u00e9e en ann\u00e9e, il progresse lentement comme machiniste et fondeur. En 1879, son fils Thomas entre en soci\u00e9t\u00e9 avec lui, sous la raison sociale O. Chalifoux &amp; Fils, fondeurs, machinistes et fabricants de batteuses. Apr\u00e8s 33 ann\u00e9es de travail assidu, le 5 septembre 1882, le feu se d\u00e9clare dans ses ateliers.<\/p>\n<p>F\u00e2cheusement, l&#8217;aqueduc et la pompe ne fonctionn\u00e8rent qu&#8217;apr\u00e8s un long retard. Cette fois, la faute retomba sur les policiers qui, para\u00eet-il, \u00e0 l&#8217;heure de l&#8217;alarme, pique-niquaient sous les pins, au champs de courses. Ils avaient compt\u00e9 sur la finesse de leurs oreilles. Lorsque la pompe \u00e0 vapeur et les pouvoirs d&#8217;eau furent pr\u00eats \u00e0 combattre, les flammes avaient d\u00e9j\u00e0 envahi tous les ateliers. C&#8217;est gr\u00e2ce aux efforts du corps de pompiers et d&#8217;un bon nombre de citoyens que le feu a pu \u00eatre limit\u00e9 aux installations Chalifoux. Le bilan est lourd. Les pertes sont de l&#8217;ordre de 12 000 $ alors que les assurances ne couvrent que 4 000 $ de dommages.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3271\" aria-describedby=\"caption-attachment-3271\" style=\"width: 586px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3271\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/machinerie-300x188.jpg\" alt=\"machinerie O. Chalifoux\" width=\"586\" height=\"367\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/machinerie-300x188.jpg 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/machinerie-768x480.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/machinerie-600x375.jpg 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/machinerie.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 586px) 100vw, 586px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3271\" class=\"wp-caption-text\">Machinerie O. Chalifoux &amp; Fils. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH085 Studio B.J. H\u00e9bert, photographe.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Malgr\u00e9 ces pertes, Olivier Chalifoux ach\u00e8te un terrain sur la rue de La Bruy\u00e8re pour se faire construire une toute nouvelle manufacture. Quatre mois plus tard, en janvier 1883, le travail reprenait dans le nouvel \u00e9tablissement, muni d&#8217;un outillage nouveau, adapt\u00e9 \u00e0 leurs sp\u00e9cialit\u00e9s, avec des mod\u00e8les neufs en rapport avec les besoins du temps.<\/p>\n<p>En 1893, le fondateur se retire laissant sa place \u00e0 son autre fils, Treffl\u00e9 qui revenait de l&#8217;Ouest canadien. Il remodela les diverses machines fabriqu\u00e9es ce qui valut \u00e0 l&#8217;entreprise une grande r\u00e9putation comme en fait foi les nombreuses commandes re\u00e7ues de toutes les parties du Canada.<\/p>\n<p>En ao\u00fbt 1904 Saint-Hyacinthe perdait en la personne d&#8217;Olivier Chalifoux, une des figures les mieux connues de son histoire industrielle. Quelques ann\u00e9es plus tard, en 1909, \u00e2g\u00e9 de 42 ans, son fils Thomas, d\u00e9c\u00e9da lui aussi. Toujours en 1909, la compagnie est incorpor\u00e9e pour devenir la Compagnie O. Chalifoux &amp; Fils Limit\u00e9e.<\/p>\n<p>En avril 1911, une fusion s&#8217;effectue entre O.Chalifoux &amp; Fils Lt\u00e9e et Augustin &amp; Daudelin. Il est d\u00e9cid\u00e9 que pendant le n\u00e9cessaire \u00e0 une construction, les deux compagnies op\u00e9reraient s\u00e9par\u00e9ment.<\/p>\n<p>On construit sur le boulevard Laframboise un \u00e9difice \u00e0 deux \u00e9tages et aussit\u00f4t les travaux termin\u00e9s, chacun quitte ses anciens locaux, et y am\u00e9nage tous les appareils n\u00e9cessaires aux op\u00e9rations r\u00e9guli\u00e8res. Monsieur Louis Augustin prend alors la direction de cette nouvelle compagnie.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3272\" aria-describedby=\"caption-attachment-3272\" style=\"width: 329px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-3272\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/borne-fontaine-227x300.jpg\" alt=\"borne fontaine\" width=\"329\" height=\"435\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/borne-fontaine-227x300.jpg 227w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/borne-fontaine-775x1024.jpg 775w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/borne-fontaine-768x1015.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/borne-fontaine-600x793.jpg 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/borne-fontaine.jpg 1000w\" sizes=\"(max-width: 329px) 100vw, 329px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3272\" class=\"wp-caption-text\">Borne fontaine usin\u00e9e par O. Chalifoux &amp; Fils. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH085 Studio B.J. H\u00e9bert, photographe.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Augustin &amp; Daudelin<\/strong><\/p>\n<p>Louis Augustin naquit \u00e0 Lyon en France, en 1862. Il vint s&#8217;\u00e9tablir \u00e0 Berthierville \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 20 ans, o\u00f9 il \u00e9pousa mademoiselle Louise Gravel. Deux enfants sont n\u00e9s de ce mariage. Il partit de Berthier pour aller travailler \u00e0 Newark, N.J. pour y faire l&#8217;apprentissage comme technicien en m\u00e9canique, pendant une dizaine d&#8217;ann\u00e9es. Il s&#8217;\u00e9tablit d\u00e9finitivement \u00e0 Saint-Hyacinthe en 1900, o\u00f9 il fonde l&#8217;usine Augustin &amp; Daudelin.<\/p>\n<p>Louis Daudelin vit le jour \u00e0 Saint-Pie-de-Bagot en septembre 1872. En 1889 il d\u00e9bute comme \u00e9b\u00e9niste chez L.P. Morin et y restera jusqu&#8217;en 1900, date \u00e0 laquelle il s&#8217;associe \u00e0 Louis Augustin, pour fonder la compagnie Augustin &amp; Daudelin, m\u00e9caniciens.<\/p>\n<p>Ils sont tous deux inventeurs, et deviennent fabricants de machines \u00e0 poser les crochets pour les manufacturiers de chaussures. Ces machines jouissent d&#8217;une tr\u00e8s bonne vogue sur le march\u00e9 canadien. Leur \u00e9tablissement fournit de l&#8217;emploi a plusieurs ouvriers de la ville, qui en ont bien besoin. Ils re\u00e7oivent des commandes de toutes les parties du Dominion. La sp\u00e9cialit\u00e9 dans laquelle ils excellent, est celle des mod\u00e8les pour les inventions. Ce genre de travail est tr\u00e8s d\u00e9licat, il faut d\u00e9velopper un grand savoir-faire et beaucoup d&#8217;habilet\u00e9 en m\u00e9canique technique et pratique, pour attirer les clients. MM. Augustin et Daudelin remportent de beaux succ\u00e8s dans cette sp\u00e9cialit\u00e9.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s onze ans d&#8217;excellent travail, en avril 1911, un fusion s&#8217;effectue entre Augustin &amp; Daudelin et O.Chalifoux &amp; Fils. Pendant un certain temps les deux industries fonctionnent s\u00e9par\u00e9ment. Ils ach\u00e8tent un terrain appartenant \u00e0 monsieur T\u00e9lesphore-Damien Bouchard sur le boulevard Laframboise et lorsque la construction est termin\u00e9e, la fusion se compl\u00e8te et l&#8217;industrie est connue maintenant sous l&#8217;appellation de O.Chalifoux &amp; Fils Lt\u00e9e, et par le fait m\u00eame, Augustin &amp; Daudelin n&#8217;existe plus.<\/p>\n<p>Pendant 15 ans, la nouvelle entreprise continue \u00e0 fabriquer des machines \u00e0 battre le grain, \u00e0 scier le bois, \u00e0 presser le foin et des engins stationnaires \u00e0 gazoline. Leur r\u00e9putation est envi\u00e9e par nombre de ses concurrents. Toutefois durant la guerre de 1914-1918, la p\u00e9nurie de main-d&#8217;\u0153uvre oblige l&#8217;entreprise \u00e0 fermer temporairement ses portes en 1917.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l&#8217;usine Chalifoux de la rue de La Bruy\u00e8re elle est vendue aux S\u0153urs Saint-Joseph, de la rue Raymond, qui l&#8217;utilisent comme d\u00e9pendance de leur grande maison, gr\u00e2ce \u00e0 une passerelle. Apr\u00e8s avoir servi pendant plus de 80 ans, elle est d\u00e9molie \u00e0 l&#8217;automne 2002, pour faire place \u00e0 un stationnement priv\u00e9.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier 1926, O. Chalifoux &amp; Fils Lt\u00e9e, prend le contr\u00f4le et la direction de la Compagnie F.X. Bertrand, de la rue Sainte-Anne.<\/p>\n<p><strong>F. X. Bertrand<\/strong><\/p>\n<p>En 1873, F.X. Bertrand, machiniste de Saint-Hyacinthe installe sa boutique sur la rue Saint-Joseph, entre la rue Cascades et la rivi\u00e8re Yamaska, pour y fabriquer des machineries agricoles. Il utilise, pour ce faire, un pouvoir d&#8217;eau mis \u00e0 sa disposition. Huit ans plus tard, en octobre 1881, il \u00e9quipe sa grande et belle boutique de nouveaux arbres de couches plus puissants, ce qui lui permet de d\u00e9velopper toute l&#8217;\u00e9nergie n\u00e9cessaire pour activer ses nouvelles machines-outils.<\/p>\n<p>Bertrand fabrique sp\u00e9cialement pour les fromageries, des bo\u00eetes et des vis de presse de toutes gravures, pour r\u00e9pondre \u00e0 une grande demande. Sa boutique fournit de l&#8217;emploi \u00e0 plusieurs ouvriers. Parmi ceux-l\u00e0, en mars 1898, A. Duplessis, m\u00e9canicien chez monsieur Bertrand, exp\u00e9rimente une nouvelle machine, qu&#8217;il a invent\u00e9e avec monsieur Bertrand. Il s&#8217;agit d&#8217;une machine pour d\u00e9couper et river les chevilles de chaussures. Apr\u00e8s bien des ajustements, la nouvelle invention fonctionne \u00e0 merveille. Des brevets sont aussit\u00f4t demand\u00e9s et rapidement confirm\u00e9s, tant au Canada qu&#8217;aux \u00c9tats-Unis, car on pense que cette machine va r\u00e9volutionner l&#8217;industrie de la chaussure.<\/p>\n<p>\u00c0 compter de d\u00e9cembre 1901, F.X. Bertrand machiniste, devient La Compagnie F.X. Bertrand et les premiers directeurs en poste sont F.X. Bertrand, pr\u00e9sident; No\u00e9 Dussault, comptable; \u00c9variste Berthiaume, m\u00e9canicien; Joseph de La Broquerie Tach\u00e9, notaire; Cyprien D\u00e9sautels, notaire, tous de Saint-Hyacinthe. Le fonds social a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 \u00e0 48 000$ divis\u00e9 en 960 actions de 50$ chacune.<\/p>\n<p>Deux ans plus tard, en mai 1903, lors du grand incendie qui frappe le centre-ville, M. Bertrand voit sa fabrique r\u00e9duite en cendres. Il d\u00e9cide de reconstruire, mais dans la nouvelle partie de la ville, tout pr\u00e8s de la voie ferr\u00e9e.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3236\" aria-describedby=\"caption-attachment-3236\" style=\"width: 613px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-3236\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/bertrand-logo-300x188.png\" alt=\"F.X. Bertrand\" width=\"613\" height=\"384\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/bertrand-logo-300x188.png 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/bertrand-logo-768x480.png 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/bertrand-logo-600x375.png 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/bertrand-logo.png 800w\" sizes=\"(max-width: 613px) 100vw, 613px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3236\" class=\"wp-caption-text\">F.X. Bertrand. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH085 Studio B.J. H\u00e9bert, photographe.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Il ach\u00e8te un terrain de 500 pieds de long par 235 de large, entre le Grand Tronc et la rue Sainte-Anne, sur lequel il construit une grande b\u00e2tisse en forme de \u00ab L \u00bb pour y loger les bureaux, l&#8217;atelier des m\u00e9caniciens, la forge et la chaudronnerie. La superficie totale de ces installations atteint 20 000 pi. ca., ce qui est presque le double de l&#8217;espace de son ancienne usine. Les op\u00e9rations d\u00e9butent en d\u00e9cembre 1903.<\/p>\n<p>Cette industrie d\u00e9velopp\u00e9e pas \u00e0 pas par monsieur Bertrand, s&#8217;est cr\u00e9\u00e9 une client\u00e8le de premier ordre, par la r\u00e9putation de ses produits et l&#8217;excellence de leurs fabrications. En 1904, la compagnie est compos\u00e9e de messieurs F.X. Bertrand, pr\u00e9sident; J. de L. Tach\u00e9, vice-pr\u00e9sident; N.P. Dussault, sec-tr\u00e9sorier; E. Berthiaume, surveillant des ateliers.<\/p>\n<p>En 1905, d\u00e9bute la fabrication de chaudi\u00e8res \u00e0 vapeur, de toutes dimensions, d&#8217;engins \u00e0 vapeur, de moteurs \u00e0 eau (turbines), de pompes, de bornes-fontaines et de tous les accessoires n\u00e9cessaires \u00e0 l&#8217;usage de ces produits. Le fonds social atteint maintenant 148 000$ divis\u00e9 en 2950 actions de 50$ &amp; 100$.<\/p>\n<p>La p\u00e9nurie de main-d&#8217;\u0153uvre en 1917, oblige la compagnie \u00e0 fermer ses portes temporairement et en novembre de la m\u00eame ann\u00e9e, J.N. Dussault, vend \u00e0 \u00c9variste Berthiaume, pr\u00e9sident, 23 000$ sur les 25 000$ de parts qu&#8217;il poss\u00e9dait. Quelques mois plus tard, monsieur Dussault quitte la compagnie. En 1924, la Compagnie Bertrand est compl\u00e8tement r\u00e9organis\u00e9e afin d&#8217;augmenter sa capacit\u00e9 de production. Pour ce faire, on agrandit l&#8217;\u00e9tablissement ce qui n\u00e9cessite une nouvelle \u00e9mission d&#8217;obligations au taux de 6 1\/2 %. Aussit\u00f4t le remaniement termin\u00e9, on embauche 100 ouvriers de plus.<\/p>\n<p>Le 23 f\u00e9vrier 1926, La Maison O. Chalifoux &amp; Fils prend le contr\u00f4le et la direction de la Compagnie F.X. Bertrand. Apr\u00e8s avoir fait les r\u00e9novations n\u00e9cessaires \u00e0 l&#8217;usine Bertrand, les bureaux y\u00a0 sont transport\u00e9s en mai, et 75 hommes de plus sont embauch\u00e9s. Monsieur Louis Augustin demeure pr\u00e9sident de la compagnie, avec son fils Alfred et son gendre, Wilfrid Girouard, comme directeurs.<\/p>\n<p>En 1933, on ajoute \u00e0 la production d\u00e9j\u00e0 en place, la fabrication de grues m\u00e9caniques, d&#8217;\u00e9l\u00e9vateurs \u00e0 grains, d&#8217;engins \u00e0 gazoline, de machines \u00e0 pivoter le bois et de foyers m\u00e9caniques. \u00c0 partir de cette ann\u00e9e, la compagnie prend le nom Volcano Limit\u00e9e.<\/p>\n<p>Monsieur Louis Augustin se retire de la pr\u00e9sidence en f\u00e9vrier 1954, pour cause de maladie. C&#8217;est alors son gendre, Wilfrid Girouard qui lui succ\u00e8de. L&#8217;ann\u00e9e suivante en mai 1955, \u00e2g\u00e9 de 92 ans Louis Augustin d\u00e9c\u00e8de, apr\u00e8s une vie bien remplie.<\/p>\n<p>Le 9 octobre 1963, la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale de Financement du Qu\u00e9bec, devient actionnaire majoritaire de Volcano Lt\u00e9e. Cette Soci\u00e9t\u00e9 verra \u00e0 faire progresser la compagnie jusqu&#8217;en 1984. En cette ann\u00e9e-l\u00e0, le gouvernement qu\u00e9b\u00e9cois d\u00e9cide de se d\u00e9partir de cette industrie, en faveur des trois dirigeants de l&#8217;\u00e9poque.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":3236,"template":"","auteur":[87],"categorie-dhistoire":[71],"class_list":["post-3230","histoire","type-histoire","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","auteur-jacques-fiset","categorie-dhistoire-industries"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3230","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/histoire"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3230\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3364,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3230\/revisions\/3364"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3236"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3230"}],"wp:term":[{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=3230"},{"taxonomy":"categorie-dhistoire","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categorie-dhistoire?post=3230"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}