{"id":3900,"date":"2024-03-05T11:48:19","date_gmt":"2024-03-05T16:48:19","guid":{"rendered":"https:\/\/histoiredemaska.com\/?post_type=histoire&#038;p=3900"},"modified":"2024-03-18T09:23:51","modified_gmt":"2024-03-18T13:23:51","slug":"et-voici-la-television","status":"publish","type":"histoire","link":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/et-voici-la-television\/","title":{"rendered":"Et voici la t\u00e9l\u00e9vision!"},"content":{"rendered":"<p><strong>Article paru dans\u00a0<em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em> en f\u00e9vrier 1996<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>Arts et culture<\/p>\n<p><strong>Sous-cat\u00e9gorie:\u00a0<\/strong>T\u00e9l\u00e9vision<\/p>\n<p><strong>Auteur:\u00a0<\/strong>Paul Foisy<\/p>\n<p>Le 26 octobre 1951, dans le sous-sol du marchand de radios et d\u2019accessoires de bureau A. L\u00e9tourneau, situ\u00e9 au 1345 rue des Cascades, quelques copains se regroupent devant un petit t\u00e9l\u00e9viseur Marconi de 10 pouces. Au pr\u00e9alable, ils avaient install\u00e9 une antenne de soixante pieds sur le toit de l\u2019\u00e9difice. Sur l\u2019\u00e9cran enneig\u00e9, se dessinent de faibles images du dernier combat de Joe Louis, le c\u00e9l\u00e8bre boxeur. \u00c0 l\u2019instar de ce groupe d\u2019amis, de nombreux Maskoutains ont eu le privil\u00e8ge d\u2019assister \u00e0 la naissance de la t\u00e9l\u00e9vision. Pour les g\u00e9n\u00e9rations subs\u00e9quentes, les premiers instants de ce puissant m\u00e9dium, qu\u2019est devenu la t\u00e9l\u00e9vision, leur sont totalement inconnus. Nous tracerons un bref historique de l\u2019av\u00e8nement du petit \u00e9cran dans la r\u00e9gion de Saint-Hyacinthe.<\/p>\n<p>C\u2019est le 2 octobre 1925 que John Baird, un physicien \u00e9cossais, r\u00e9ussissait pour la premi\u00e8re fois \u00e0 transmettre l\u2019image de la t\u00e9l\u00e9vision \u00e0 quelques m\u00e8tres de distance. Par la suite, diff\u00e9rents chercheurs occidentaux travaillent \u00e0 mettre au point ce nouveau m\u00e9dia.\u00a0 Des premiers postes r\u00e9cepteurs de t\u00e9l\u00e9vision fascineront la population \u00e0 l\u2019Exposition Universelle de 1937. Bien qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque, les Fran\u00e7ais et les Britanniques avaient r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9tablir des cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9, \u00a0la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale viendra interrompre les progr\u00e8s de la t\u00e9l\u00e9vision en Europe.<\/p>\n<p>De ce c\u00f4t\u00e9-ci de l\u2019Atlantique, \u00e0 la foire mondiale de New York, en avril 1939, des d\u00e9monstrations d\u2019\u00e9missions pour le grand public seront pr\u00e9sent\u00e9es au peuple am\u00e9ricain, marquant ainsi l\u2019ouverture du r\u00e9seau NBC.\u00a0En 1947, d\u00e9butera aux \u00c9tats-Unis la construction de nombreuses stations. Au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1952, il y avait\u00a0 quinze millions d\u2019appareils r\u00e9cepteurs de t\u00e9l\u00e9vision chez nos voisins du Sud: 57% de ces r\u00e9cepteurs se retrouvent dans le Nord-Est\u00a0des \u00c9tats-Unis. En avril 1952, le \u201cFinal Televison Allocution Report\u201d d\u00e9finit les normes nationales; on pr\u00e9voit la construction de 2000 stations priv\u00e9es r\u00e9parties sur tout le territoire am\u00e9ricain.<\/p>\n<p>Au Canada, le gouvernement lib\u00e9ral de Louis S. St-Laurent \u00e9tablira un plan de d\u00e9veloppement int\u00e9rimaire en mars 1949. L\u2019id\u00e9e ma\u00eetresse de ce plan est d\u2019assurer un syst\u00e8me public, typiquement canadien, afin de se prot\u00e9ger de l\u2019envahisseur am\u00e9ricain. En 1951, la Commission Massey \u00e9met des recommandations visant la cr\u00e9ation d\u2019un r\u00e9seau national; les principales r\u00e9gions du Canada se doteront d\u2019une station de t\u00e9l\u00e9vision et seront n\u00e9cessairement affili\u00e9es \u00e0 la Canadian Broadcasting Corporation (CBC). \u00c0 Montr\u00e9al, l\u2019ouverture de CBFT, aujourd\u2019hui Radio-Canada, se fera le 6 septembre 1952.<\/p>\n<p>Avant d\u2019aborder les d\u00e9buts de la station montr\u00e9alaise, regardons ce qui se passe dans la r\u00e9gion maskoutaine.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1950,\u00a0<em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe\u00a0<\/em>et\u00a0<em>Le Clairon<\/em>\u00a0publient divers articles de vulgarisation technique et de renseignements sur l\u2019av\u00e8nement du petit \u00e9cran. Une premi\u00e8re publicit\u00e9 sur la t\u00e9l\u00e9vision sera publi\u00e9e le 27 avril 1951 dans\u00a0<em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em>. Le 11 janvier 1952, Guy Gagnon, le r\u00e9dacteur en chef du\u00a0<em>Clairon<\/em>, abordera l\u2019expansion de la t\u00e9l\u00e9vision dans le monde. Le journaliste y expliquera tr\u00e8s bien le contexte canadien: \u00a0\u00ab un seul v\u00e9ritable probl\u00e8me se pose au Canada: les programmes. C\u2019est la question la plus importante que devra solutionner Radio-Canada afin d\u2019emp\u00eacher que notre t\u00e9l\u00e9vision ne devienne tout bonnement une succursale am\u00e9ricaine \u00bb. Ici\u00a0 et l\u00e0 dans Saint-Hyacinthe, quelques postes-r\u00e9cepteurs captaient faiblement des images provenant du Nord-Est des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>C\u2019est le 6 septembre 1952 qu\u2019a lieu l\u2019inauguration de CBFT. Pour l\u2019occasion, treize pays envoient leurs f\u00e9licitations. Ces messages ainsi que le discours du premier ministre St-Laurent sont diffus\u00e9s dans le cadre des c\u00e9r\u00e9monies d\u2019ouverture de la nouvelle station montr\u00e9alaise. Deux jours plus tard, c&#8217;est le d\u00e9but de la programmation r\u00e9guli\u00e8re.<\/p>\n<p>L\u2019examen des journaux maskoutains permet de retracer les \u00e9tapes qui ont men\u00e9 \u00e0 l\u2019ouverture de la nouvelle station.\u00a0Le 10 mars 1950,\u00a0<em>Le Clairon<\/em>\u00a0titre: \u201cDeux postes de t\u00e9l\u00e9vision pour la ville de Montr\u00e9al\u201d. La Soci\u00e9t\u00e9 Radio-Canada a re\u00e7u du Minist\u00e8re f\u00e9d\u00e9ral des Transports l\u2019autorisation d\u2019utiliser deux canaux de t\u00e9l\u00e9vision \u00e0 Montr\u00e9al; les communaut\u00e9s anglophones et francophones pourront ainsi regarder la t\u00e9l\u00e9vision dans leurs langues respectives.\u00a0Durant ses premi\u00e8res ann\u00e9es d\u2019existence, la cha\u00eene montr\u00e9alaise diffusera une programmation bilingue. Mais cette d\u00e9cision pr\u00e9suppose la mise en place de moyens de production et de diffusion. Ainsi, apr\u00e8s de multiples tergiversations entre les diff\u00e9rents paliers de gouvernement, Radio-Canada obtient la permission d\u2019\u00e9tablir un \u00e9metteur de t\u00e9l\u00e9vision sur le Mont-Royal.\u00a0<em>Le Courrier<\/em>\u00a0du 4 mai 1951 indique que l\u2019inauguration des nouveaux studios de la Soci\u00e9t\u00e9, rue Dorchester ouest, se fera le 8 mai 1951. Cet article d\u00e9crit \u00e9galement les caract\u00e9ristiques du dispositif \u00e9metteur du Mont-Royal: \u00a0\u00ab La tour, qui mesurera au moins 300 pieds, aura une base de 40 x 40 pieds. Au sommet, l\u2019antenne du premier poste de TV. Ensuite, les deux antennes de FM. Puis un espace r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 l\u2019expansion. \u00bb Il est important de noter, que lors de l\u2019ouverture de la station en septembre 1952, une antenne temporaire de 70 pieds \u00e9tait utilis\u00e9e. La Guerre de Cor\u00e9e ayant provoqu\u00e9 une p\u00e9nurie d\u2019acier, l\u2019antenne permanente sera op\u00e9rationnelle le 4 d\u00e9cembre 1952.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3901\" aria-describedby=\"caption-attachment-3901\" style=\"width: 731px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3901\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/gagnante-tele-300x188.jpg\" alt=\"Gagnante t\u00e9l\u00e9viseur portatif\" width=\"731\" height=\"458\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/gagnante-tele-300x188.jpg 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/gagnante-tele-768x480.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/gagnante-tele-600x375.jpg 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/gagnante-tele.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 731px) 100vw, 731px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3901\" class=\"wp-caption-text\">L&#8217;heureuse gagnante d&#8217;un t\u00e9l\u00e9viseur portatif lors d&#8217;un concours organis\u00e9 par CKBS en 1964. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH548 Raymond B\u00e9langer, photographe.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le mois de mars 1952 reste marquant dans l\u2019histoire de Radio-Canada car le 7 mars, le <em>Clairon,<\/em> dans sa chronique \u00ab \u00c0 Radio-Canada \u00bb, donne des informations sur les premi\u00e8res \u00e9missions publiques diffus\u00e9es hors studio \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision.\u00a0Dans le cadre de l\u2019exposition de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 au Palais du Commerce, tenue du 10 au 14 mars, des \u00e9missions r\u00e9alis\u00e9es aux studios de Radio-Canada seront pr\u00e9sent\u00e9es sur des r\u00e9cepteurs mis en montre par les diff\u00e9rents fabricants. Les spectateurs assisteront en soir\u00e9e \u00e0 plus de deux heures d\u2019\u00e9missions bilingues.\u00a0Cette exposition remporta un vif succ\u00e8s puisque\u00a0<em>Le Courrier<\/em>\u00a0titre en date du 28 mars, en page 10: \u00ab Les \u00e9crans de t\u00e9l\u00e9vision attirent la foule. \u00bb En effet, plus de 12 000 personnes se pr\u00e9cipit\u00e8rent chaque soir vers les \u00e9crans de t\u00e9l\u00e9vision afin de satisfaire leur curiosit\u00e9 et d\u00e9couvrir ce nouveau m\u00e9dium.<\/p>\n<p>\u00c0 l&#8217;\u00e9t\u00e9 1952, les familles \u00e9quip\u00e9es d\u2019un poste de t\u00e9l\u00e9vision voient appara\u00eetre les premi\u00e8res images. Un ensemble de cercles et de figures g\u00e9om\u00e9triques associ\u00e9 \u00e0 un dessin repr\u00e9sentant un autochtone muni d&#8217;une coiffe constituent la mire de r\u00e9glage. Les plus vieux se souviendront sans doute de ce \u00ab fameux indien \u00bb. Puis le 25 juillet, le car de reportages de Radio-Canada entre en service. La premi\u00e8re \u00e9mission diffus\u00e9e sur les ondes de CBFT sera une joute de base-ball des Royaux de Montr\u00e9al retransmise directement depuis le Parc Delorimier. Apr\u00e8s cette date, deux blocs d\u2019\u00e9missions exp\u00e9rimentales sont pr\u00e9sent\u00e9s, du 27 juillet au 6 ao\u00fbt, et du 29 ao\u00fbt au 6 septembre. Les \u00e9missions r\u00e9guli\u00e8res d\u00e9butent ainsi le 8 septembre 1952.<\/p>\n<p>L\u2019apparition d\u2019un r\u00e9cepteur de t\u00e9l\u00e9vision dans le salon des familles qu\u00e9b\u00e9coises occasionne un certain \u00e9moi. Ainsi, plus souvent qu\u2019autrement, les enfants de la maison doivent laisser la place \u00e0 la visite qui accoure en grand nombre afin de regarder les diff\u00e9rentes \u00e9missions diffus\u00e9es par Radio-Canada. Malgr\u00e9 cet attrait de la nouveaut\u00e9, \u00e0 peine 9,7% des foyers poss\u00e8dent la t\u00e9l\u00e9vision en 1953. L\u2019augmentation du nombre d\u2019heures de diffusion et la compl\u00e8te francisation de CBFT au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1954, provoquent une soudaine hausse de ventes de r\u00e9cepteurs: en 1955, 38,6% des familles ont un poste de t\u00e9l\u00e9vision \u00e0 la maison.<\/p>\n<p>Le 23 janvier 1953,\u00a0<em>Le Clairon\u00a0<\/em>publie son premier horaire de t\u00e9l\u00e9vision. \u00c0 cette \u00e9poque, CBFT est une station bilingue; elle diffuse des programmes fran\u00e7ais et anglais. Cette situation provoque de nombreux m\u00e9contentements: les grands journaux francophones et anglophones de Montr\u00e9al r\u00e9clament, pour leur communaut\u00e9 respectives, une plus grande part d\u2019\u00e9missions. La communaut\u00e9 francophone a sensiblement raison dans ses r\u00e9criminations puisqu\u2019en juin 1953, elle compte pour 84% de la population desservie, et n\u2019obtient qu\u2019\u00e0 peu pr\u00e8s 67% des \u00e9missions. Certaines semaines, la part des programmes anglais peut m\u00eame atteindre 40 \u00e0 50% du temps d\u2019antenne! Radio-Canada rem\u00e9die \u00e0 la situation en cr\u00e9ant un poste anglais, CBMT, le 10 janvier 1954.<\/p>\n<p>Le divertissement occupe une place importante dans la grille horaire de Radio-Canada. Dans ses quatre premiers mois d\u2019existence, de septembre \u00e0 d\u00e9cembre 1952, les \u00e9missions de divertissement comptent pour 73% du total de la programmation. Un des premiers grands feuilletons de la t\u00e9l\u00e9vision qu\u00e9b\u00e9coise est sans aucun doute \u00ab La Famille Plouffe \u00bb. Cette chronique de la vie quotidienne d\u2019une famille ouvri\u00e8re de Qu\u00e9bec est diffus\u00e9e, en direct, le mercredi soir, du 4 novembre 1953 au 29 mai 1959. D\u2019autres \u00e9missions populaires meublent les soir\u00e9es des ann\u00e9es 1950: \u00a0\u00ab Le Survenant \u00bb (1954-1960), \u00ab Cap-aux-sorciers \u00bb (1955-1958), \u00ab Les belles histoires des pays d\u2019en haut \u00bb (1956-1970) et \u00ab La pension Velder \u00bb (1957-1961).<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/histoire\/et-voici-la-television-2\/\"><strong><em>Second et dernier article de la s\u00e9rie<\/em><\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"featured_media":3901,"template":"","auteur":[60],"categorie-dhistoire":[48],"class_list":["post-3900","histoire","type-histoire","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","auteur-paul-foisy","categorie-dhistoire-arts"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3900","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/histoire"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3900\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4096,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/3900\/revisions\/4096"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3901"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3900"}],"wp:term":[{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=3900"},{"taxonomy":"categorie-dhistoire","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categorie-dhistoire?post=3900"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}