{"id":6446,"date":"2025-03-31T10:07:18","date_gmt":"2025-03-31T14:07:18","guid":{"rendered":"https:\/\/histoiredemaska.com\/?post_type=histoire&#038;p=6446"},"modified":"2025-03-31T10:14:37","modified_gmt":"2025-03-31T14:14:37","slug":"les-debuts-du-patronage-de-la-saint-vincent-de-paul-a-saint-hyacinthe","status":"publish","type":"histoire","link":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/les-debuts-du-patronage-de-la-saint-vincent-de-paul-a-saint-hyacinthe\/","title":{"rendered":"Les d\u00e9buts du Patronage de la Saint-Vincent-de-Paul \u00e0 Saint-Hyacinthe"},"content":{"rendered":"<p>Le 8 octobre 1905, la fondation officielle du Patronage a eu lieu avec l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 Saint-Hyacinthe du r\u00e9v\u00e9rend P\u00e8re Louis-Eug\u00e8ne Tremblay et de trois Fr\u00e8res. Au P\u00e8re Tremblay, qui avait alors 26 ans et deux ans de pr\u00eatrise, on aurait pu appliquer ces vers du po\u00e8te : \u00ab Aux \u00e2mes bien n\u00e9es, la valeur n&#8217;attend pas le nombre des ann\u00e9es \u00bb. Le P\u00e8re Tremblay \u00e9tait un homme d&#8217;autorit\u00e9, avec un temp\u00e9rament qui savait s\u2019imposer \u00e0 l\u2019occasion. Quant aux chers Fr\u00e8res, quel d\u00e9vouement, quelle comp\u00e9tence, quelle discr\u00e9tion, quel esprit d\u2019\u00e9quipe ils ont toujours manifest\u00e9s ! Les quatre bons religieux se sont mis ardemment au travail d\u00e8s leur arriv\u00e9e. S\u2019ils s\u2019affairaient \u00e0 tout organiser mat\u00e9riellement pour les jeunes qui s\u2019inscrivaient d\u00e9j\u00e0 (logement, chambres, r\u00e9fectoire, salles de r\u00e9cr\u00e9ation), en v\u00e9ritables \u00e9ducateurs, ils n&#8217;oubliaient pas les institutions spirituelles. Ce qu\u2019ils voulaient obtenir de chacun de leurs prot\u00e9g\u00e9s, c\u2019\u00e9tait un esprit sain dans un corps sain, et surtout une \u00e2me qui respire la foi, l&#8217;amour de Dieu et du prochain. \u00c0 la poursuite de ce but, en 1905, la \u00ab maison de famille \u00bb a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e. Le premier directeur en \u00e9tait le Fr\u00e8re Boivin, qui en expliquait la raison d&#8217;\u00eatre : \u00ab Chers petits amis qui ont, pour la plupart, perdu dans l&#8217;enfance un p\u00e8re ou une m\u00e8re ; qui n\u2019ont pas eu le bonheur de conna\u00eetre les joies de la famille, remerciez le ciel de vous avoir fait trouver au Patronage une famille \u00bb.<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e 1905 voit \u00e9galement na\u00eetre le Cercle Notre-Dame, qui fait dire au directeur, le Fr\u00e8re Hodiesne : \u00ab Le nid est construit, pour aider les jeunes \u00e0 s&#8217;\u00e9lever, \u00e0 monter jusqu\u2019\u00e0 la perfection chr\u00e9tienne \u00bb. L\u2019ann\u00e9e suivante, en 1906, le Cercle Saint-Louis de Gonzague voit le jour. Son directeur, le Fr\u00e8re Boivin, justifie la mise sur pied de ce nouveau cercle par ces remarques : \u00ab Quand le jeune reste vertueux (\u00e0 l\u2019exemple du c\u00e9leste patron Louis-de-Gonzague), son c\u0153ur garde, au milieu des autres nobles sentiments dont il est riche, le souvenir attendri de ceux qui lui ont fait du bien \u00bb. En 1920, appara\u00eet le Cercle des Saints-Anges. Pour son directeur, le Fr\u00e8re B\u00e9dard, ce cercle est \u00ab un berceau au Patronage \u00bb. Enfin, en 1923, est fond\u00e9e l&#8217;Association Saint-Joseph \u00ab pour les anciens et ceux qui le deviendront \u00bb.<\/p>\n<figure id=\"attachment_6447\" aria-describedby=\"caption-attachment-6447\" style=\"width: 800px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-6447\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/piscine-patro-1024x603.jpg\" alt=\"piscine du Patro\" width=\"800\" height=\"471\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/piscine-patro-1024x603.jpg 1024w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/piscine-patro-300x177.jpg 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/piscine-patro-768x453.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/piscine-patro-600x354.jpg 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/piscine-patro.jpg 1478w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-6447\" class=\"wp-caption-text\">Inauguration de la piscine en 1930. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe. Fonds CH591 Gaston Hamelin<\/figcaption><\/figure>\n<h3><strong>Une institution solidement organis\u00e9e<\/strong><\/h3>\n<p>Les jeunes gar\u00e7ons y accourent de plus en plus nombreux. Les sports sont en vogue, tout comme les jeux d&#8217;int\u00e9rieur. Les arts ne sont pas n\u00e9glig\u00e9s : la trag\u00e9die et la com\u00e9die, par exemple. Les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre jou\u00e9es au Patro attirent les foules. Je me rappelle avoir assist\u00e9 en 1937 \u00e0 une pi\u00e8ce, dans laquelle le r\u00f4le principal \u00e9tait tenu par un jeune espagnol du nom de Rosell, qui fut victime avec une quarantaine de compagnons et de Fr\u00e8res, en janvier 1938, du terrible incendie qui d\u00e9truisit de fond en comble le Coll\u00e8ge du Sacr\u00e9-C\u0153ur.<\/p>\n<p>On cultivait, bien s\u00fbr, au Patro, le chant et la musique. Que dire, sinon du bien, de la fanfare ? Elle \u00e9tait de toutes les f\u00eates, communautaires et priv\u00e9es : f\u00eates religieuses, avec les processions, \u00e0 travers la ville, de la F\u00eate-Dieu et du Rosaire ; f\u00eates patriotiques de la Saint-Jean-Baptiste ou \u00e0 l\u2019occasion de congr\u00e8s ; concerts donn\u00e9s ici et l\u00e0, par exemple, en juillet 1947, \u00e0 Saint-Val\u00e9rien, o\u00f9 j\u2019\u00e9tais cur\u00e9, les paroissiens avaient voulu souligner, par une f\u00eate, le 25e anniversaire de mon ordination sacerdotale. C&#8217;est alors que j\u2019invitai la fanfare du Patro \u00e0 venir \u00e9gayer mes gens par un concert. Pour ces bonnes gens de la campagne, c&#8217;\u00e9tait le \u00ab nec plus ultra \u00bb en fait de r\u00e9jouissance populaire, et les Gars du Patro ont re\u00e7u de chaleureux applaudissements, lors de cette soir\u00e9e m\u00e9morable. En 1960, c&#8217;est la fameuse \u00ab Clique Maska \u00bb qui entre en jeu, sous l&#8217;instigation d&#8217;abord du Fr\u00e8re Lemay et, peu apr\u00e8s, sous la conduite du Fr\u00e8re Desrochers et de Gilles St-Amand. Elle s\u2019est distingu\u00e9e dans les parades de la St-Jean \u00e0 Montr\u00e9al et du Carnaval de Qu\u00e9bec ; elle donne une repr\u00e9sentation au Congr\u00e8s International des Lions \u00e0 New-York ; on la retrouve enfin lors des c\u00e9r\u00e9monies d&#8217;ouverture de l&#8217;EXPO de 1967. Le moins qu&#8217;on puisse dire, c\u2019est que la Clique Maska s\u2019est acquis une r\u00e9putation enviable et bien m\u00e9rit\u00e9e.<\/p>\n<p>Pendant les vacances d\u2019\u00e9t\u00e9, les terrains du Patro sont envahis par les enfants des diff\u00e9rentes paroisses de la ville. Le personnel est alors aid\u00e9 par des professeurs qui viennent pr\u00eater main forte \u00e0 leurs confr\u00e8res. C&#8217;est ainsi que le cher Fr\u00e8re Bilodeau est revenu par trois fois \u00e0 Saint-Hyacinthe pour y passer les vacances.<\/p>\n<p>Dans la chapelle du Patronage, les activit\u00e9s ne manquent pas. Les portes y sont ouvertes pour les amis et les voisins r\u00e9guli\u00e8rement le dimanche. Les S\u0153urs de Sainte-Marthe, arriv\u00e9es le 17 janvier 1917 pour prendre soin du m\u00e9nage et de la cuisine, en pieuses religieuses, s&#8217;int\u00e9ressent \u00e0 la chapelle. Elles savent la tenir propre et attrayante, si bien qu\u2019elles attirent chaque jour plusieurs personnes qui assistent \u00e0 la sainte messe. Et l\u2019on n&#8217;ignore pas que, chaque ann\u00e9e, des groupes, comme les voyageurs de commerce, sont heureux de suivre au Patronage une retraite semi-ferm\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>F\u00eates comm\u00e9moratives<\/strong><\/h3>\n<p>Avec les ann\u00e9es se multiplient les f\u00eates comm\u00e9moratives. En 1920, on c\u00e9l\u00e8bre le 15e anniversaire de la fondation du Patro. Le premier congr\u00e8s des \u0152uvres de Jeunesse Ouvri\u00e8re, qui se tient \u00e0 Saint-Hyacinthe cette ann\u00e9e-l\u00e0, ne manque pas d\u2019int\u00e9resser le personnel du Patro, directeurs et jeunes gens qui entendent, tour \u00e0 tour, les conf\u00e9rences ou allocutions de Mgr Fabien-Zo\u00ebl Decelles, vicaire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019\u00e9v\u00eaque de Saint-Hyacinthe, de l&#8217;abb\u00e9 P.-S. Desranleau, de M. Armand Boisseau, d\u00e9put\u00e9, de M. Samuel Casavant de la commission scolaire, de M. Ad\u00e9lard Fontaine, pr\u00e9sident dioc\u00e9sain de l\u2019A.C.J.C.<\/p>\n<p>L&#8217;ann\u00e9e 1930 rappelle \u00e9videmment le jubil\u00e9 d&#8217;argent du Patro. Participent \u00e0 la f\u00eate des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s des Patronages de Qu\u00e9bec, Qu\u00e9bec-Laval, L\u00e9vis, Montr\u00e9al, et un grand nombre d&#8217;anciens de l&#8217;\u0152uvre de Saint-Hyacinthe. Dans le comit\u00e9 d&#8217;Honneur, on rel\u00e8ve les noms des abb\u00e9s Orig\u00e8ne, Berthiaume, Maurice Godbout et Albert Renaud. Comme pr\u00e9sidents conjoints, mentionnons M. le professeur J.-E. Paquin, le Fr\u00e8re F.-A. Taillon, M. Jules Boucher. \u00c0 cette occasion, on inaugure le gymnase, et il y a b\u00e9n\u00e9diction de la baignoire. Mgr P.-S. Desranleau, vicaire g\u00e9n\u00e9ral, repr\u00e9sentant de l&#8217;\u00e9v\u00eaque, et M. le maire Henri Pag\u00e9 prennent part \u00e0 ces f\u00eates du 25e anniversaire.<\/p>\n<p>Le 21 juin 1953, le Patronage est en liesse. Il y a de quoi ! C\u2019est le cinquanti\u00e8me anniversaire de pr\u00eatrise du r\u00e9v\u00e9rend P\u00e8re Louis-Eug\u00e8ne Tremblay. Directeur de 1905 \u00e0 1925, il avait \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par le P\u00e8re P. Laperri\u00e8re, mais avait rempli un deuxi\u00e8me terme de 1927 \u00e0 1932. Il aura donc \u00e9t\u00e9 vingt-cinq ans durant directeur du Patro. Apr\u00e8s lui, de 1932 \u00e0 1938, c\u2019est le P\u00e8re J.-J. Plamondon qui est assign\u00e9 au poste de directeur du Patro, remplac\u00e9 par le P\u00e8re Gaston Pontbriand, de 1938 \u00e0 1944. Le P\u00e8re Laperri\u00e8re connut un deuxi\u00e8me terme, de 1944 \u00e0 1947. Il y eut le P\u00e8re A. C\u00f4t\u00e9, de 1947 \u00e0 1950. Le P\u00e8re E. Morin, 1950-1956, occupait le poste de directeur du Patro en 1953, et c\u2019est lui qui eut le plaisir d&#8217;accueillir le P\u00e8re Tremblay, pour les f\u00eates comm\u00e9moratives de ses noces d\u2019or sacerdotales. Il n\u2019y eut plus que deux autres directeurs par la suite : le P\u00e8re P.-E. Rodrigue, de 1956 \u00e0 1965, et enfin le P\u00e8re Andr\u00e9 Maheux, de 1965 \u00e0 la fermeture du Patro, en 1968.<\/p>\n<figure id=\"attachment_6451\" aria-describedby=\"caption-attachment-6451\" style=\"width: 800px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-6451\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-fanfare-1-1024x791.jpg\" alt=\"Fanfare devant le Patro\" width=\"800\" height=\"618\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-fanfare-1-1024x791.jpg 1024w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-fanfare-1-300x232.jpg 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-fanfare-1-768x593.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-fanfare-1-600x463.jpg 600w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-fanfare-1.jpg 1380w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-6451\" class=\"wp-caption-text\">Fanfare du Patronage en 1961. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe. Fonds CH116 Studio Lumi\u00e8re.<\/figcaption><\/figure>\n<h3><strong>Financement\u00a0<\/strong><\/h3>\n<p>Malgr\u00e9 l\u2019ampleur des options offertes dans les diverses activit\u00e9s auxquelles pouvaient se livrer les jeunes au Patro, les ressources p\u00e9cuniaires des Fr\u00e8res de Saint-Vincent de Paul \u00e9taient plut\u00f4t maigres ! \u00ab Par un, vous connaissez tous les autres \u00bb \u00e9crivait Virgile. Nous pourrons soup\u00e7onner la condition de notre Patro, par ce qui est dit des Patros en g\u00e9n\u00e9ral. Dans un volume intitul\u00e9 &#8220;L\u2019Oeuvre des Congr\u00e9gations religieuses de charit\u00e9 dans la province de Qu\u00e9bec&#8221; paru en 1930, M. Arthur St-Pierre de la Soci\u00e9t\u00e9 Royale du Canada, professeur \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, \u00e9crit (p. 217) : &#8220;L&#8217;\u0153uvre de pr\u00e9servation et d\u2019\u00e9ducation accomplie par les Fr\u00e8res de Saint-Vincent de Paul est admirable \u00e0 tous \u00e9gards. Je trouve que ni l\u2019opinion, ni les pouvoirs publics ne lui accordent la sympathie et l\u2019appui qu\u2019elle m\u00e9rite\u201d.<\/p>\n<p>Dans la population maskoutaine, l\u2019opinion a \u00e9t\u00e9 on ne peut plus favorable \u00e0 la cause du Patro. T\u00e9moins : l&#8217;encouragement de la pr\u00e9sence empress\u00e9e, lors des s\u00e9ances et des f\u00eates ; les multiples billets de tirage, qui trouvaient si facilement preneurs ; la qu\u00eate annuelle prescrite par l&#8217;\u00e9v\u00eaque d\u00e8s 1906, et qui se faisait dans toutes les paroisses du dioc\u00e8se ; les inoubliables kermesses, tant aim\u00e9es des jeunes, et qui apportaient un peu d\u2019eau au moulin. Qu&#8217;on me permette ici une \u00e9num\u00e9ration toute \u00e0 leur gloire des pr\u00e9sidentes des principaux kiosques : Mesdames O. Jacques, Benoit L\u2019Homme, J.-A. Lahaise, P. Choim\u00e8re, J.-A. Bonin, Mlle A. Turcotte et \u00e0 celles associ\u00e9es \u00e0 la m\u00eame \u0153uvre, M. J.-M. Daoust, etc.<\/p>\n<p>Le Patro comptait nombre de bienfaitrices, toujours pr\u00eates \u00e0 apporter leur contribution p\u00e9cuniaire, leur temps, le meilleur d\u2019elles-m\u00eames : Mlle C\u00e9cile Guertin, par exemple, ouvri\u00e8re de la premi\u00e8re heure, puis Mesdames Ernest Fontaine, Fernande St-Pierre, etc. Les bienfaiteurs ne manqu\u00e8rent pas tout au long de l\u2019existence du Patro. Ils se signal\u00e8rent en 1947, avec la formation d&#8217;un Comit\u00e9 de Secours au Patronage, dont les responsables furent MM. J.-E.-F. Chartier et Camille-J. Hubert.<\/p>\n<p><strong>La disparition du Patro<\/strong><\/p>\n<p>H\u00e9las ! il en va des institutions comme des individus. Il ne faut pas se le cacher : dans le domaine de l\u2019h\u00f4pital, de l&#8217;hospice, de l\u2019orphelinat, de l&#8217;\u00e9cole, des loisirs, pr\u00eatres et religieux ont de longue date exerc\u00e9 un r\u00f4le de suppl\u00e9ance. L&#8217;\u00c9tat se pla\u00eet \u00e0 contr\u00f4ler le plus de secteurs possibles. Est-ce \u00e0 dire que c&#8217;est immanquablement pour le mieux que disparaissent par exemple les patronages, et que les loisirs soient administr\u00e9s par des organismes qui rel\u00e8vent des pouvoirs publics ? Il est ind\u00e9niable qu&#8217;avec des moyens p\u00e9cuniaires inad\u00e9quats, pr\u00eatres et religieux ont parfois r\u00e9alis\u00e9 de v\u00e9ritables tours de force. C\u2019est qu\u2019avec le b\u00e9n\u00e9volat dont ils savaient s&#8217;entourer, et dont ils donnaient eux-m\u00eames le plus bel exemple, il y avait chance de trouver beaucoup de d\u00e9sint\u00e9ressement, de d\u00e9vouement, disons le mot, de c\u0153ur !<\/p>\n<p>Le Patronage a disparu. La Terrasse du Patro nous le rappelle chaque jour \u00e0 nos yeux et \u00e0 notre esprit. Une f\u00eate comme celle qu\u2019il nous a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de vivre les 27 et 28 mai 1978, nous montre l&#8217;attachement profond de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 en contact avec ces admirables \u00e9ducateurs, les Fr\u00e8res de Saint-Vincent de Paul. Nous ne pouvons le reconstruire, notre bien-aim\u00e9 Patro, qui n&#8217;a eu \u00e0 Saint-Hyacinthe que soixante-trois ans de vie, de 1905 \u00e0 1968. Nous ne saurions l&#8217;oublier : souvent nos souvenirs se reportent vers lui. Que le cher Patro vive donc dans nos souvenirs, et pour longtemps !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s les articles de Alfred Lalime, ptre, c.s., publi\u00e9s dans <em>le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em>, 21 et 28 juin 1978.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour en savoir plus :<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\"><em><a href=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/histoire\/le-patronage-saint-vincent-de-paul-et-les-autorites-municipales\/\">Le Patronage Saint-Vincent-de-Paul et les autorit\u00e9s municipales<\/a>,<\/em>\u00a0un article de Raoul Bergeron<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\"><a href=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/histoire\/souvenirs-du-patro\/\"><em>Souvenirs du Patro<\/em><\/a><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"featured_media":6453,"template":"","auteur":[128],"categorie-dhistoire":[70],"class_list":["post-6446","histoire","type-histoire","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","auteur-alfred-lalime","categorie-dhistoire-loisirs"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/6446","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/histoire"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/6446\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6505,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/6446\/revisions\/6505"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6453"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6446"}],"wp:term":[{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=6446"},{"taxonomy":"categorie-dhistoire","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categorie-dhistoire?post=6446"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}