{"id":6458,"date":"2025-03-31T10:08:29","date_gmt":"2025-03-31T14:08:29","guid":{"rendered":"https:\/\/histoiredemaska.com\/?post_type=histoire&#038;p=6458"},"modified":"2025-03-31T10:10:45","modified_gmt":"2025-03-31T14:10:45","slug":"le-patronage-saint-vincent-de-paul-et-les-autorites-municipales","status":"publish","type":"histoire","link":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/le-patronage-saint-vincent-de-paul-et-les-autorites-municipales\/","title":{"rendered":"Le Patronage Saint-Vincent-de-Paul et les autorit\u00e9s municipales"},"content":{"rendered":"<p>Parmi les nombreuses institutions de notre ville, disparues durant le dernier demi-si\u00e8cle, l\u2019\u0153uvre du Patronage Saint-Vincent-de-Paul compte, sans aucun doute, parmi celles qui laiss\u00e8rent un souvenir profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans la m\u00e9moire des Maskoutains. Qu\u2019il suffise de lire ces lettres adress\u00e9es \u00e0 nos hebdomadaires locaux ou encore entendre les t\u00e9moignages, surtout des anciens de cette institution, pour nous en convaincre.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin de chaque ann\u00e9e scolaire, des centaines de jeunes entre sept et dix-sept ans envahissaient le Patro. Il en co\u00fbtait entre 0,50$ et 0,75$ pour fr\u00e9quenter et profiter des installations disponibles, et cela, pour les deux mois de vacances estivales. Le but premier de l\u2019\u0153uvre \u00e9tait de former en organisant chr\u00e9tiennement les loisirs des jeunes gar\u00e7ons qui venaient de toutes les paroisses du Grand Saint-Hyacinthe. Pour donner une id\u00e9e de l\u2019importance de la client\u00e8le de l\u2019institution, je rappellerai qu\u2019il y avait plus de quatre cents inscriptions en 1945.<\/p>\n<p>L\u2019une de ces sections, dite les Saints-Anges, s\u2019occupait des jeunes de huit \u00e0 quatorze ans. Une deuxi\u00e8me section, pour ceux \u00e2g\u00e9s entre quatorze et dix-sept ans, \u00e9tait nomm\u00e9e Dominique Savio. Enfin, une troisi\u00e8me section, soit le Cercle Notre-Dame, accueillait les jeunes de dix-huit \u00e0 vingt-deux ans. Il y avait aussi un groupe de trois cents anciens qui s\u2019ajoutaient \u00e0 toute cette population.<\/p>\n<p>Mon propos dans cette chronique n\u2019est pas de rappeler les d\u00e9buts de l\u2019\u0153uvre en 1905 et de sa mission chez nous pendant les soixante-trois ann\u00e9es de son existence. Monseigneur Charles-Philippe Choquette, dans son magistral ouvrage sur l\u2019Histoire de la Ville de Saint-Hyacinthe, paru en 1930, de m\u00eame que Monseigneur Alfred Lalime en ont fait \u00e9tat. Je me contenterai donc de raconter bri\u00e8vement quelques aspects de la vie du Patro depuis les ann\u00e9es trente, de m\u00eame que les raisons qui ont amen\u00e9 sa disparition en 1968.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Concordat de TD Bouchard<\/strong><\/p>\n<p>Lorsqu\u2019il devint premier magistrat de la Ville de Saint-Hyacinthe en 1917, le maire Th\u00e9lesphore-Damien Bouchard d\u00e9cida que les communaut\u00e9s religieuses devaient, \u00e0 l\u2019instar de la population en g\u00e9n\u00e9ral, contribuer pour les diff\u00e9rents services que mettait en place et entretenait la municipalit\u00e9 et pr\u00e9leva des taxes sur leurs biens immobiliers.<\/p>\n<p>Le point culminant de tout le d\u00e9bat qui s\u2019ensuivit fut la signature d\u2019un Concordat, le 12 f\u00e9vrier 1927, entre les Corporations religieuses de la Cit\u00e9 et le Conseil municipal de Saint-Hyacinthe, lequel concordat valait pour vingt ans. Dans le Concordat, la municipalit\u00e9 s\u2019\u00e9tait engag\u00e9e \u00e0 payer comme aide additionnelle \u00e0 l\u2019\u0153uvre, une somme \u00e9gale au montant cotis\u00e9 sur les biens immobiliers de cette corporation religieuse pour taxes sp\u00e9ciales, d\u2019entretien de chemins, pavages, trottoirs, \u00e9gouts, ainsi que pour faire l\u2019\u00e9clairage des rues et places publiques. La Ville lib\u00e9rait \u00e9galement l\u2019\u0153uvre du Patro de la contribution \u00ab volontaire \u00bb qui pourrait \u00eatre demand\u00e9e aux autres corporations religieuses pour fins de protection contre l\u2019incendie.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait, en fin de compte, admettre que l\u2019\u0153uvre du Patronage \u00e9tait une \u0153uvre de stricte charit\u00e9 et reconna\u00eetre assez tardivement, il faut bien le dire, les immenses services rendus \u00e0 la communaut\u00e9 maskoutaine par le Patro.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Difficult\u00e9s de financement<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019organisation d\u2019une kermesse \u00e0 la fin de septembre, l&#8217;\u00e9quivalent en quelque sorte du Bazar de l&#8217;H\u00f4tel-Dieu, et la collecte d\u2019objets usag\u00e9s que l\u2019on restaurait pour ensuite les revendre, mais surtout l\u2019esprit d\u2019\u00e9conomie et de travail inlassable des religieux, r\u00e9ussissaient \u00e0 faire subsister l\u2019\u0153uvre. Les marchands de la ville participaient \u00e9galement avec beaucoup de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 \u00e0 cette kermesse et l\u2019apport des Dames Patronnesses \u00e9tait aussi consid\u00e9rable.<\/p>\n<p>Je ne peux r\u00e9sister \u00e0 l\u2019id\u00e9e de reproduire in extenso la lettre qu&#8217;adressait le 1er septembre 1931, le P\u00e8re Louis-Eug\u00e8ne Tremblay, sup\u00e9rieur du Patro, aux membres du Conseil municipal de Saint-Hyacinthe. R\u00e9sumer cette lettre serait risquer d\u2019en alt\u00e9rer le sens et priver le lecteur d\u2019une partie de cette correspondance qui, pour simple qu\u2019elle soit dans sa formulation, n\u2019en demeure pas moins \u00e9mouvante par son contenu.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque, l\u2019observateur le moindrement perspicace pouvait tout au moins imaginer l\u2019extr\u00eame pr\u00e9carit\u00e9 financi\u00e8re de l\u2019\u0153uvre du Patro. La chose sautait aux yeux. La lettre du P\u00e8re Tremblay, bien plus qu\u2019un rappel aux autorit\u00e9s municipales de voir \u00e0 assumer leurs responsabilit\u00e9s sociales vis-\u00e0-vis des jeunes d\u00e9munis que la ville confiait \u00e0 son institution, \u00e9tait un v\u00e9ritable cri \u00e0 l\u2019aide et aussi une invitation \u00e0 une meilleure compr\u00e9hension de la part des autorit\u00e9s envers l\u2019institution qu\u2019il repr\u00e9sentait.<\/p>\n<p>Voici donc le texte int\u00e9gral de la lettre du P\u00e8re Tremblay :<\/p>\n<blockquote><p><em>L\u2019\u0153uvre du Patronage a, de tout temps depuis sa fondation en 1905, soit depuis vingt-six ans, recueilli, \u00e0 titre gracieux, les enfants sans soutien en faveur desquels la Cit\u00e9 a fait appel \u00e0 sa bienveillance. Elle les a re\u00e7us, h\u00e9berg\u00e9s, nourris, habill\u00e9s et entretenus aussi longtemps que ces enfants n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 en \u00e9tat de se suffire \u00e0 eux-m\u00eames. Les ann\u00e9es sont plut\u00f4t rares, pendant cette p\u00e9riode, o\u00f9 l\u2019\u0153uvre n\u2019a pas ainsi assist\u00e9 un, deux, trois et m\u00eame plus de ces petits n\u00e9cessiteux dont le soin et la charge revenaient \u00e0 la Cit\u00e9; ils ont, du reste, \u00e9t\u00e9 accept\u00e9s, dans chaque cas, \u00e0 la demande expresse de l\u2019Officier municipal charg\u00e9 de voir \u00e0 leur hospitalisation.<\/em><\/p>\n<p><em>De ce fait, messieurs les Membres du Conseil peuvent v\u00e9rifier la r\u00e9alit\u00e9 en compulsant les rapports du Chef de Police qui couvrent les vingt-six derni\u00e8res ann\u00e9es, comme nous pouvons le constater par nos propres registres.<\/em><\/p>\n<p><em>Pour les d\u00e9penses \u00e0 encourir et encourues pour le soutien de ces enfants, l\u2019\u0153uvre n\u2019a jamais exig\u00e9 par le pass\u00e9 aucun d\u00e9dommagement : elle les a port\u00e9es, seule, en faisant appel \u00e0 la charit\u00e9 priv\u00e9e et en puisant dans ses propres ressources.<\/em><\/p>\n<p><em>Cet \u00e9tat de choses, plus ou moins acceptable aux \u00e9poques de prosp\u00e9rit\u00e9 publique, est devenu excessivement on\u00e9reux en ces derni\u00e8res ann\u00e9es. On ne peut plus pr\u00e9sentement l\u2019envisager comme possible.<\/em><\/p>\n<p><em>Dans les derniers six mois, l\u2019\u0153uvre a consenti \u00e0 recevoir, \u00e0 la condition expresse d\u2019arrangements viables \u00e0 prendre, quatre enfants pr\u00e9sent\u00e9s par la Cit\u00e9. De plus, elle a continu\u00e9 de garder \u00e0 sa charge depuis juillet 1930 un autre enfant sous les m\u00eames r\u00e9serves. Les circonstances et les multiples probl\u00e8mes qui ont occup\u00e9 l\u2019attention du Conseil ont sans doute \u00e9t\u00e9 la cause qu\u2019aucune entente ferme n\u2019ait pu encore \u00eatre conclue entre la Ville et l\u2019\u0153uvre du Patronage, au sujet de ces enfants.<\/em><\/p>\n<p><em>Une nouvelle ann\u00e9e scolaire s\u2019ouvre avec septembre, notre \u00e9tablissement ne peut l\u2019entreprendre pour ces enfants plus haut mentionn\u00e9s sans que cette question soit r\u00e9gl\u00e9e. La direction du Patronage conserve l\u2019ambition qu\u2019elle a toujours entretenue d\u2019\u00eatre utile \u00e0 la Ville de Saint-Hyacinthe, et de faire sa part aussi large que possible pour l\u2019assistance des enfants sans soutien qu\u2019elle lui confie : elle a pu, tant bien que mal, en porter tout le co\u00fbt par le pass\u00e9, et cela au prix d\u2019\u00e9normes sacrifices; elle ne peut, dans les conditions pr\u00e9sentes, assumer prudemment les m\u00eames d\u00e9bours\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p><em>Nous esp\u00e9rons donc, messieurs, que, comprenant la justesse des observations qui pr\u00e9c\u00e8dent, votre Conseil d\u00e9cidera une rencontre prochaine de l\u2019un de vos repr\u00e9sentants avec la Direction de notre Institution, et que cette entrevue permettra aux deux corps int\u00e9ress\u00e9s d\u2019en arriver promptement \u00e0 une entente satisfaisante de part et d\u2019autre sur le sujet soumis.<\/em><\/p>\n<p><em>Nous restons, avec respect,<\/em><\/p>\n<p><em>Vos tout d\u00e9vou\u00e9s,<\/em><\/p>\n<p><em>Le Patronage de Saint-Hyacinthe<\/em><\/p>\n<p><em>par : L-E. Tremblay, sup\u00e9rieur.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Le conseil chargea le pr\u00e9sident du comit\u00e9 des finances \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de Ville, l\u2019\u00e9chevin Horace Saint-Germain et les membres de son comit\u00e9, de voir \u00e0 rencontrer les autorit\u00e9s du Patronage, d\u2019essayer d\u2019\u00e9laborer un projet d\u2019entente et de faire rapport. La Ville accepta, en fin de compte, de d\u00e9frayer le co\u00fbt de la pension des jeunes qu\u2019elle confiait \u00e0 l\u2019\u0153uvre du Patronage. Nous voyons qu\u2019\u00e0 compter de 1931 les proc\u00e8s-verbaux des r\u00e9unions du Conseil font mention des sommes vers\u00e9es \u00e0 cette fin.<\/p>\n<p>Au milieu des ann\u00e9es trente, les temps \u00e9taient plus que difficiles et les religieux, avec l\u2019aide de jeunes gens, parcouraient les campagnes en automne afin de ramasser tout ce qu\u2019on voulait bien leur donner. Il vint un temps, cependant, o\u00f9 la situation devint vraiment intenable et il fallut bien se r\u00e9signer \u00e0 l\u2019in\u00e9vitable, soit la liquidation de l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<figure id=\"attachment_6461\" aria-describedby=\"caption-attachment-6461\" style=\"width: 800px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-6461\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-1947-1024x763.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"596\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-1947-1024x763.jpg 1024w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-1947-300x223.jpg 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-1947-768x572.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-1947-1536x1144.jpg 1536w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-1947-2048x1525.jpg 2048w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/patro-1947-600x447.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-6461\" class=\"wp-caption-text\">Patronage Saint-Vincent-de-Paul en 1947. Centre d&#8217;histoire de Saint-Hyacinthe. Fonds CH116 Studio Lumi\u00e8re<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Le fin du Patro<\/strong><\/p>\n<p>Le P\u00e8re Paul-\u00c9mile Rodrigue, qui \u00e9tait sup\u00e9rieur du Patro en 1967, d\u00e9c\u00e9da subitement en septembre de la m\u00eame ann\u00e9e et fut remplac\u00e9 par le P\u00e8re Andr\u00e9 Maheux en octobre 1967. Quelques mois plus tard, la rumeur de la fermeture possible du Patro commen\u00e7ait \u00e0 circuler. Cette rumeur fut accr\u00e9dit\u00e9e par le nouveau sup\u00e9rieur lors d\u2019une conf\u00e9rence de presse donn\u00e9e le 15 avril 1968. Le P\u00e8re Maheux d\u00e9clarait qu\u2019il \u00e9tait vraisemblable que le Patro disparaisse, mais que cela n&#8217;impliquerait pas n\u00e9cessairement que les religieux qui en avaient la charge quittent le dioc\u00e8se. La communaut\u00e9, qui se composait de trois fr\u00e8res et du sup\u00e9rieur, souhaitait pouvoir demeurer dans le dioc\u00e8se, mais n\u2019avait aucune id\u00e9e du r\u00f4le qu\u2019elle pourrait remplir.<\/p>\n<p>Le Patro, qui existait \u00e0 Saint-Hyacinthe depuis 63 ans, fut pendant de nombreuses ann\u00e9es pratiquement le seul organisme \u00e0 s\u2019occuper des jeunes gens durant leurs heures de loisirs. Par la force des choses, il y avait beaucoup de loisirs, mais les religieux se sont toujours efforc\u00e9s de former les jeunes gens qui leur \u00e9taient confi\u00e9s. Il y eut, d\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019\u0153uvre, un service de pensionnat qui fut toutefois abandonn\u00e9 en 1967. Un important changement dans la mentalit\u00e9 de la population se produisait au Qu\u00e9bec. En effet, la tendance se d\u00e9veloppait de plus en plus \u00e0 l&#8217;effet de placer les enfants en famille d\u2019accueil de pr\u00e9f\u00e9rence aux institutions. Les autorit\u00e9s du Patro sont entr\u00e9es dans ce courant d\u2019id\u00e9es et y ont m\u00eame collabor\u00e9 en fermant leur pensionnat. Cette d\u00e9cision priva, forc\u00e9ment, l\u2019\u0153uvre d\u2019un revenu appr\u00e9ciable. Il \u00e9tait devenu impossible d\u2019exiger uniquement de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 du public son maintien, m\u00eame si la population maskoutaine y avait toujours contribu\u00e9 largement.<\/p>\n<p>Un comit\u00e9 fut form\u00e9 qui \u00e9tudia la situation g\u00e9n\u00e9rale et financi\u00e8re. On se rendit vite compte que l\u2019\u00e9difice ne r\u00e9pondait plus aux besoins de l&#8217;heure. La majeure partie des b\u00e2timents \u00e9taient v\u00e9tustes et peu fonctionnels. Pour continuer sa mission, les am\u00e9nagements n\u00e9cessaires \u00e0 y apporter auraient exig\u00e9 un budget annuel de quelque 125 000$, soit 75 000$ pour l\u2019administration et 50 000$ pour les immobilisations. Une autre raison qui mena \u00e0 la disparition du Patro fut le r\u00e9am\u00e9nagement qui s\u2019op\u00e9rait dans tout le secteur des loisirs, lequel \u00e9tait pris en charge par les municipalit\u00e9s et qui draina forc\u00e9ment la client\u00e8le du Patro. On en \u00e9tait rendu \u00e0 penser s\u00e9rieusement \u00e0 la vente des immeubles et une \u00e9tude fut command\u00e9e \u00e0 cette fin aupr\u00e8s de la Soci\u00e9t\u00e9 de Fiducie du Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p>Vers la fin d\u2019avril 1968, les autorit\u00e9s provinciales des P\u00e8res et Fr\u00e8res de Saint-Vincent-de-Paul rencontr\u00e8rent Monseigneur Albert Sanschagrin, \u00e9v\u00eaque du Dioc\u00e8se. Cette rencontre faisait suite \u00e0 plusieurs \u00e9changes ant\u00e9rieurs concernant la vente des \u00e9tablissements du Patro et du r\u00f4le possible que pourraient jouer les religieux. \u00c0 la suite d\u2019\u00e9tudes pouss\u00e9es faites par un comit\u00e9 de dioc\u00e9sains et apr\u00e8s consultation, Monseigneur Sanschagrin finit par autoriser la communaut\u00e9 \u00e0 vendre ses \u00e9tablissements. La Corporation \u00c9piscopale du dioc\u00e8se se d\u00e9sistait du privil\u00e8ge d\u2019achat qu\u2019elle d\u00e9tenait. Les nombreux efforts faits par Monseigneur Sanschagrin afin de garder les religieux dans le dioc\u00e8se n\u2019aboutirent malheureusement pas.<\/p>\n<p>Les immeubles actuels de la Terrasse du Patro, rue Girouard, rappellent quotidiennement le souvenir du Patronage Saint-Vincent-de-Paul. L\u2019attachement profond que lui a conserv\u00e9 notre population est encore tr\u00e8s fort et empreint de nostalgie. Aussi, il n\u2019est pas surprenant de voir de nos concitoyens s\u2019efforcer d\u2019en conserver par l\u2019esprit et dans l\u2019action son prolongement par le Patro de Saint-Hyacinthe inc. Ces gens m\u00e9ritent compr\u00e9hension et que leurs efforts soient g\u00e9n\u00e9reusement appuy\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s les articles de Raoul Bergeron paru dans le Courrier de Saint-Hyacinthe les <strong>20-27 f\u00e9vrier et 6 mars 1991<\/strong><\/p>\n<p>Pour en savoir plus :<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\"><em><a href=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/histoire\/les-debuts-du-patronage-de-la-saint-vincent-de-paul-a-saint-hyacinthe\/\">Les d\u00e9buts du Patronage de la Saint-Vincent-de-Paul \u00e0 Saint-Hyacinthe<\/a>,\u00a0<\/em>un article de d&#8217;Alfred Lalime<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\"><a href=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/histoire\/souvenirs-du-patro\/\"><em>Souvenirs du Patro<\/em><\/a><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"featured_media":6459,"template":"","auteur":[64],"categorie-dhistoire":[70],"class_list":["post-6458","histoire","type-histoire","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","auteur-raoul-bergeron","categorie-dhistoire-loisirs"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/6458","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/histoire"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/6458\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6503,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/6458\/revisions\/6503"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6459"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6458"}],"wp:term":[{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=6458"},{"taxonomy":"categorie-dhistoire","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categorie-dhistoire?post=6458"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}