{"id":6536,"date":"2025-04-09T08:34:39","date_gmt":"2025-04-09T12:34:39","guid":{"rendered":"https:\/\/histoiredemaska.com\/?post_type=histoire&#038;p=6536"},"modified":"2025-04-09T08:34:39","modified_gmt":"2025-04-09T12:34:39","slug":"un-avion-secrase-a-saint-simon","status":"publish","type":"histoire","link":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/un-avion-secrase-a-saint-simon\/","title":{"rendered":"Un avion s&#8217;\u00e9crase \u00e0 Saint-Simon"},"content":{"rendered":"<p>Vers quatre heures de l\u2019apr\u00e8s-midi, le lundi 9 avril 1945, un quadrimoteur de type Boeing B-24 S \u00ab Liberator \u00bb tombe dans un champ fra\u00eechement labour\u00e9 du 2i\u00e8me Rang de Saint-Simon. Quatre personnes sont tu\u00e9es et seize sont bless\u00e9es.<\/p>\n<p>La Seconde Guerre mondiale qui faisait rage depuis pr\u00e8s de six ann\u00e9es en Europe allait prendre fin un mois plus tard; cependant la Royal Air Force Command continuait d\u2019acheminer des avions de combat vers l\u2019Angleterre. Cet apr\u00e8s-midi-l\u00e0, un de ces immenses appareils de bombardement venait de partir de Dorval lorsqu\u2019un moteur connut des rat\u00e9s avant de prendre feu puis de se d\u00e9tacher de l\u2019avion pour tomber dans un champ de Saint-Jude appartenant \u00e0 monsieur Ludger Cloutier. Ayant perdu de l\u2019altitude et, ne pouvant rebrousser chemin, le pilote n\u2019eut d\u2019autre choix que de trouver un champ qui lui permettrait d\u2019atterrir. Les derniers moments de vol furent dramatiques.<\/p>\n<p>Le lourd appareil ne volant plus qu\u2019\u00e0 quelque 50 pieds du sol, accrocha le toit de la grange de monsieur Hector Perron, passa \u00e0 quelques pieds au-dessus de la t\u00eate de son fils Gilles, puis s\u2019abattit dans un fracas \u00e9tourdissant \u00e0 une cinquantaine de pieds de monsieur Perron qui labourait sa terre \u00e0 ce moment-l\u00e0. Les chevaux effray\u00e9s par le bruit de l\u2019\u00e9crasement, entra\u00een\u00e8rent monsieur Perron sur plusieurs pieds avant qu\u2019il ne puisse les arr\u00eater et lui permettre de revenir aider les gens \u00e0 s\u2019\u00e9chapper de l\u2019appareil qui venait de prendre feu.<\/p>\n<p>Au m\u00eame moment, monsieur Ren\u00e9 Plouffe de Saint-Barnab\u00e9, qui assistait \u00e0 un encan \u00e0 peu de distance de l\u00e0, accourut sur la sc\u00e8ne de l\u2019accident pour aller porter secours aux occupants de l\u2019avion qui commen\u00e7aient \u00e0 sortir \u00e0 travers les flammes. Malheureusement, la ligne d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 arrach\u00e9e par le passage de l\u2019avion \u00e9tait tomb\u00e9e sur la cl\u00f4ture longeant le chemin. En voulant sauter dans le champ, monsieur Plouffe mit la main sur la cl\u00f4ture \u00e9lectrifi\u00e9e et s\u2019effondra. On le conduisit \u00e0 l\u2019H\u00f4pital de l\u2019\u00c9cole navale des Signaleurs de Saint-Hyacinthe o\u00f9 il mourait quelques heures plus tard.<\/p>\n<h3><strong>Les journalistes d\u00e9p\u00each\u00e9s sur les lieux<\/strong><\/h3>\n<p>Un quotidien de Montr\u00e9al, <em>La Patrie<\/em>, dans sa livraison du lendemain 10 avril 1945, publiait une grande photo de la sc\u00e8ne de la trag\u00e9die o\u00f9 apparaissaient les restes de l\u2019avion d\u00e9moli et la charrue de monsieur Hector Perron demeur\u00e9e sur place. D\u2019autres photos montraient la grange dont le toit avait \u00e9t\u00e9 \u00e9corch\u00e9 par le passage de l\u2019appareil en d\u00e9tresse, le moulin \u00e0 vent dont l\u2019h\u00e9lice avait \u00e9t\u00e9 emport\u00e9e, la ligne \u00e9lectrique dont les fils avaient \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9s. Pour accompagner le r\u00e9cit du drame, le journal avait ajout\u00e9 les photos de la famille de monsieur Hector Perron qui avait \u00e9chapp\u00e9 de justesse \u00e0 la mort, des t\u00e9moins Camille Carri\u00e8re, Ovila Gadbois et d\u2019autres personnes ayant particip\u00e9 au transport des bless\u00e9s.<\/p>\n<figure id=\"attachment_6541\" aria-describedby=\"caption-attachment-6541\" style=\"width: 350px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6541\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/105-Page-La-Patrie.jpg\" alt=\"Page une du journal La Patrie du 10 avril 1945.\" width=\"350\" height=\"489\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/105-Page-La-Patrie.jpg 350w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/105-Page-La-Patrie-215x300.jpg 215w\" sizes=\"(max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-6541\" class=\"wp-caption-text\">Premi\u00e8re page du journal La Patrie du 10 avril 1945.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le t\u00e9moignage de monsieur Hector Perron recueilli par le journaliste vaut d\u2019\u00eatre \u00e9voqu\u00e9 : \u00ab J\u2019\u00e9tais \u00e0 labourer, avec deux chevaux, lorsque j\u2019entendis soudain le bruit d\u2019un avion. Je levai la t\u00eate et le vis qui descendait dans la direction de la grange et je crus qu\u2019il allait s\u2019\u00e9craser sur la b\u00e2tisse. Mais non, les roues s\u2019accroch\u00e8rent au toit de la grange et soulev\u00e8rent des feuilles de t\u00f4le mais l\u2019avion continua, rasant les branches des arbres qui se trouvent devant la grange et arrachant les fils \u00e9lectriques le long de la route. L\u2019avion s\u2019en venait dans ma direction, mais j\u2019oubliai de me sauver car, au m\u00eame instant, j\u2019aper\u00e7us mon fils Gilles, \u00e2g\u00e9 de 4 ans, qui se trouvant juste devant la grange, entre le puits et un arbre, il me semblait que l\u2019avion allait s\u2019\u00e9craser sur lui. En moins de temps qu\u2019il n\u2019en faut pour le dire, l\u2019avion avait \u00e9vit\u00e9 mon fils, travers\u00e9 la cour de la grange et le chemin puis s\u2019\u00e9tait \u00e9cras\u00e9 dans la prairie o\u00f9 j\u2019\u00e9tais \u00e0 labourer et, apr\u00e8s quelques bonds, s\u2019arr\u00eata \u00e0 environ 50 pieds de moi. Presqu\u2019au m\u00eame moment une terrible explosion, qui projeta flammes et fum\u00e9e \u00e0 plusieurs pieds dans les airs et autour de l\u2019avion, se produisit. [\u2026] Au milieu des flammes et de la fum\u00e9e qui enveloppaient l\u2019avion, je vis s\u2019\u00e9chapper les unes apr\u00e8s les autres un certain nombre de personnes. [\u2026] J\u2019en vis tr\u00e9bucher sur le sol que je venais de labourer, sans avoir r\u00e9ussi m\u00eame \u00e0 pouvoir s\u2019\u00e9loigner. D\u2019autres se rendaient plus loin, dans toutes les directions, et s\u2019\u00e9crasaient, trop bless\u00e9s pour pouvoir continuer. [\u2026] Quelques instants plus tard, j\u2019avais r\u00e9ussis \u00e0 me tra\u00eener jusqu\u2019\u00e0 la cl\u00f4ture, j\u2019allais traverser quand j\u2019entendis des cris d\u2019enfer de gens qui se trouvaient sur la route et qui m\u2019avertissaient de ne pas toucher \u00e0 la broche parce qu\u2019elle \u00e9tait charg\u00e9e d\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Malgr\u00e9 mon \u00e9nervement, je compris le danger de la situation et je reculai pour r\u00e9fl\u00e9chir un instant sur la meilleure ligne de conduite \u00e0 suivre. Je saisis alors un pieu qui se trouvait pr\u00e8s de moi et je m\u2019en servis pour briser les fils sachant qu&#8217;ainsi le courant serait interrompu et que nous pourrions sortir de la prairie sans danger et transporter les victimes dans les maisons du voisinage.\u00bb<\/p>\n<p>Le journaliste du\u00a0<em>Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em>\u00a0\u00e9crivait dans l\u2019\u00e9dition du vendredi 13 avril : \u00ab[L\u2019avion] volait alors si bas qu\u2019il effleura la grange de Perron, d\u00e9capita deux ou trois arbres, jeta \u00e0 bas deux poteaux de la Southern Canada Power, fit explosion et en quelques secondes ne fut qu\u2019une masse de flammes. Deux hommes br\u00fbl\u00e8rent dans les d\u00e9bris, mais on r\u00e9ussit \u00e0 en tirer les autres, dont quelques-uns \u00e9taient affreusement br\u00fbl\u00e9s. Deux d\u2019entre eux furent conduits \u00e0 l\u2019H\u00f4pital Saint-Charles de Saint-Hyacinthe, trois \u00e0 l\u2019H\u00f4pital de l\u2019\u00c9cole navale des Signaleurs, cependant que les autres \u00e9taient dirig\u00e9s vers Saint-Lambert et Montr\u00e9al. L\u2019une des victimes \u00e9tait si bless\u00e9e que les m\u00e9decins durent lui faire une transfusion de sang sur les lieux, dans la maison de M. Perron, et l\u2019on conservait peu d\u2019espoir de lui conserver la vie\u00bb.<\/p>\n<p>Dans l\u2019hebdomadaire\u00a0<em>Le Clairon<\/em> du vendredi 13 avril 1945 on pouvait lire : \u00abL\u2019avion transportait vingt passagers, tous des aviateurs de la Royal Air Force Transport Command. [\u2026] Quatre des occupants s\u2019en sont tir\u00e9s presqu\u2019indemnes et ils se sont rendus vivement au village de Saint-Simon afin de demander du secours de Montr\u00e9al. Trois aviateurs ont p\u00e9ri sur la sc\u00e8ne de l\u2019accident et les treize autres ont \u00e9t\u00e9 transport\u00e9s vers les h\u00f4pitaux. [\u2026] Lundi soir \u00e0 dix heures, soit six heures environ apr\u00e8s l\u2019accident, les flammes consumaient encore le vaste appareil. Un fort cordon, form\u00e9 d\u2019aviateurs, de marins de la station navale et de policiers d\u00e9p\u00each\u00e9s sur la sc\u00e8ne de la trag\u00e9die contint la foule des curieux qui s\u2019\u00e9tait amass\u00e9e sur les lieux\u00bb.<\/p>\n<h3><strong>Des t\u00e9moins racontent<\/strong><\/h3>\n<p>Monsieur Aur\u00e8le Racine de Sainte-Rosalie avait dix ans \u00e0 l\u2019\u00e9poque et se trouvait \u00e0 l\u2019\u00e9cole du 2i\u00e8me Rang de Saint Simon \u00e0 quelque 500 m\u00e8tres du lieu de l\u2019\u00e9crasement. Au sortir de l\u2019\u00e9cole, il courut chez lui et, avec l\u2019autorisation de sa m\u00e8re, se rendit sur place o\u00f9 il put voir l\u2019avion qui flambait dans le champ de monsieur Hector Perron. Monsieur Ren\u00e9 Plouffe qui venait d\u2019\u00eatre \u00e9lectrocut\u00e9 \u00e9tait encore \u00e9tendu par terre et tout le monde criait de ne pas toucher \u00e0 la cl\u00f4ture. Puis quelqu\u2019un parvint \u00e0 retirer les fils \u00e9lectriques avec une gaffe et les gens purent aller porter secours aux passagers de l\u2019avion qui s\u2019\u00e9chappaient les uns apr\u00e8s les autres en tr\u00e9buchant. \u00ab \u00c0 un certain moment, disait-il, il devait y avoir 7 ou 8 bless\u00e9s \u00e9tendus sur la galerie de M. Perron. Et comme toujours plus de gens s\u2019approchaient des victimes pour tenter de les aider, la galerie finit par s\u2019\u00e9crouler sous leur poids. Tous ces bless\u00e9s ne parlaient qu\u2019anglais et, heureusement, un citoyen de Saint-Simon, M. Oswald Paradis, put servir d\u2019interpr\u00e8te. Tous voulaient t\u00e9l\u00e9phoner \u00e0 quelqu\u2019un de leur famille pour les aviser qu\u2019ils \u00e9taient vivants \u00bb. Comme on pouvait s\u2019y attendre, la nouvelle de l\u2019accident se r\u00e9pandit rapidement. Les spectateurs de plus en plus nombreux arrivaient sur les lieux nuisant ainsi aux personnes portant secours aux victimes. \u00abLes policiers, selon M. Racine, durent imposer une circulation \u00e0 sens unique vers le village de Saint-Simon, avec retour par la route Fournier puis par le chemin du Troisi\u00e8me Rang vers Saint-Hyacinthe. Les jours suivants, les militaires vinrent r\u00e9cup\u00e9rer les d\u00e9bris de l\u2019avion : on les voyait d\u00e9couper l\u2019appareil \u00e0 la torche et embarquer les morceaux dans les camions\u00bb.<\/p>\n<p>Monsieur Gr\u00e9goire Corbeil de Sainte-Rosalie avait aussi dix ans \u00e0 l\u2019\u00e9poque. \u00abC\u2019\u00e9tait pendant la r\u00e9cr\u00e9ation et, de la cour de notre \u00e9cole du 2i\u00e8me Rang de Sainte-Rosalie, nous avons pu voir ce gros avion qui descendait \u00e0 la hauteur des arbres. Nous avons couru vers le site de l\u2019accident. L\u2019avion flambait dans le champ et les cultivateurs voisins aidaient \u00e0 transporter les bless\u00e9s sur la galerie de monsieur Perron. Mon p\u00e8re, avec un voisin, transporta M. Plouffe qui venait d\u2019\u00eatre \u00e9lectrocut\u00e9 en utilisant des perches de bois afin de ne pas \u00eatre terrass\u00e9 \u00e0 leur tour. Une vingtaine d\u2019ann\u00e9es plus tard, alors que je labourais ce coin de terre qui appartenait \u00e0 mon fr\u00e8re, Andr\u00e9, ma charrue a d\u00e9terr\u00e9 un morceau de t\u00f4le br\u00fbl\u00e9e qui paraissait bien venir de l\u2019avion qui \u00e9tait tomb\u00e9 \u00e0 cet endroit\u00bb. La maison qui se trouvait sur la terre de monsieur Hector Perron est toujours en place et, aujourd\u2019hui, elle appartient \u00e0 monsieur Gabriel Corbeil au 894, chemin du 2i\u00e8me Rang de Saint-Simon.<\/p>\n<figure id=\"attachment_6539\" aria-describedby=\"caption-attachment-6539\" style=\"width: 525px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6539\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/106-B24-avion.jpg\" alt=\"quadrimoteur de type Boeing B-24 S \u00ab Liberator \u00bb\" width=\"525\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/106-B24-avion.jpg 525w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/106-B24-avion-300x200.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 525px) 100vw, 525px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-6539\" class=\"wp-caption-text\">Appareil B24 Liberator en vol. Source: fr.wikipedia.org<\/figcaption><\/figure>\n<h3><strong>Un bombardier populaire \u00e0 l\u2019\u00e9poque<\/strong><\/h3>\n<p>Ce bombardier quadrimoteur de type \u00ab Liberator \u00bb \u00e9tait entr\u00e9 en service dans l\u2019US Air Force \u00e0 partir de mars 1941. Arm\u00e9 de 10 mitrailleuses Browning et pouvant transporter pr\u00e8s de 13 000 livres de bombes, son \u00e9quipage \u00e9tait compos\u00e9 de dix hommes : un pilote, un co-pilote, un bombardier, un navigateur, un ing\u00e9nieur de l\u2019air, un op\u00e9rateur radio, et quatre mitrailleurs. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, 18 888 unit\u00e9s de ce mod\u00e8le ont \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9es. Ce type d\u2019appareil a \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9 sur la plupart des fronts prenant part, notamment, aux bombardements de la bataille de Normandie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D&#8217;apr\u00e8s les articles de Gr\u00e9goire Girard publi\u00e9s dans <em>Le Courrier de Saint-Hyacinthe<\/em> les 8 et 29 octobre 2008.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":6537,"template":"","auteur":[125],"categorie-dhistoire":[49],"class_list":["post-6536","histoire","type-histoire","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","auteur-gregoire-girard","categorie-dhistoire-catastrophes"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/6536","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/histoire"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/6536\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6547,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/histoire\/6536\/revisions\/6547"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6537"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6536"}],"wp:term":[{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=6536"},{"taxonomy":"categorie-dhistoire","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categorie-dhistoire?post=6536"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}