{"id":7081,"date":"2025-06-16T15:34:56","date_gmt":"2025-06-16T19:34:56","guid":{"rendered":"https:\/\/histoiredemaska.com\/?post_type=histoire&#038;p=7081"},"modified":"2025-06-16T15:34:56","modified_gmt":"2025-06-16T19:34:56","slug":"les-autochtones-et-leur-vie-au-quebec","status":"publish","type":"histoire","link":"https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/les-autochtones-et-leur-vie-au-quebec\/","title":{"rendered":"Les Autochtones et leur vie au Qu\u00e9bec"},"content":{"rendered":"<h3>Avant l\u2019arriv\u00e9e des Europ\u00e9ens<\/h3>\n<p>Il nous faut d\u2019abord pr\u00e9senter une br\u00e8ve description des traits marquants des cultures autochtones, ainsi qu\u2019un aper\u00e7u des changements produits au contact des Europ\u00e9ens.<\/p>\n<p>Les Autochtones ne forment pas un groupe homog\u00e8ne; il est donc imp\u00e9ratif de reconna\u00eetre ces distinctions. Les Autochtones de l\u2019Est se divisaient en deux grandes familles linguistiques : les groupes de langue algonquine et ceux de langue iroquoise. Ces familles \u00e9taient compos\u00e9es de communaut\u00e9s diff\u00e9renci\u00e9es entre elles par le dialecte, les croyances, les rites religieux et l\u2019occupation du territoire.<\/p>\n<h3>La famille iroquoise<\/h3>\n<p>Au XVIe si\u00e8cle, les groupes de langue iroquoise \u00e9taient \u00e9tablis dans la r\u00e9gion des Grands Lacs. Un de ces groupes, appel\u00e9 les Iroquois laurentiens, occupait une bande de territoire entre Montr\u00e9al et l\u2019\u00cele-aux-Coudres. Les P\u00e9tuns, les Neutres et les Hurons habitaient, pour leur part, le sud de l\u2019Ontario.<\/p>\n<p>Les Hurons, dont la population au d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cle s\u2019\u00e9levait \u00e0 plus de 20 000 personnes, \u00e9taient \u00e9tablis pr\u00e8s du lac Huron. Les Iroquois \u00e9taient d\u2019abord des agriculteurs et vivaient dans des villages construits \u00e0 proximit\u00e9 des cours d\u2019eau, entour\u00e9s d\u2019une ou plusieurs rang\u00e9es de palissades faites avec des troncs d\u2019arbres, rappelant les villes fortifi\u00e9es du Moyen \u00c2ge.<\/p>\n<p>L\u2019environnement \u00e9cologique se caract\u00e9risait par un climat relativement doux et la pr\u00e9sence d\u2019une abondance de terres arables ce qui a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans le d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture chez les groupes iroquois.<\/p>\n<p>L\u2019unit\u00e9 collective se composait d\u2019une m\u00e8re, de ses filles adultes avec leurs maris et leurs enfants, ou d\u2019un groupe de s\u0153urs qui habitaient dans une m\u00eame maison longue. Le syst\u00e8me parental chez les Iroquois \u00e9tait matrilin\u00e9aire, de sorte que la transmission des biens se faisait en ligne maternelle. La r\u00e9sidence \u00e9tait matrilocale : lorsqu\u2019un homme se mariait, il allait vivre avec sa femme.<\/p>\n<p>Les hommes avaient la responsabilit\u00e9 des t\u00e2ches de d\u00e9frichage et de construction et faisaient aussi la chasse et la p\u00eache. Les femmes \u00e9taient propri\u00e9taires des terres cultiv\u00e9es, des outils agricoles et des grandes maisons rectangulaires. Les femmes choisissaient les Chefs.<\/p>\n<h3>La famille algonquine<\/h3>\n<p>Les Ab\u00e9nakis font partie de la famille algonquine. Des indices nous permettent de croire que ces peuples s&#8217;\u00e9taient \u00e9tablis dans la r\u00e9gion de la Baie James vers l&#8217;an 5000 avant J\u00e9sus-Christ.<\/p>\n<p>Ces groupes vivaient de chasse, p\u00eache et cueillette de fruits sauvages. Un tel mode de production les obligeait \u00e0 se d\u00e9placer selon les saisons et les ressources du territoire. Ces chasseurs nomades se d\u00e9pla\u00e7aient en petites bandes compos\u00e9es g\u00e9n\u00e9ralement du p\u00e8re, de ses fils ou de quelques-uns de ses fr\u00e8res accompagn\u00e9s d&#8217;une famille.<\/p>\n<p>Les fonctions du leader ou chef de bande consistaient \u00e0 planifier les activit\u00e9s \u00e9conomiques et c\u00e9r\u00e9monielles et \u00e0 d\u00e9terminer les circuits migratoires. Les chefs \u00e9taient choisis d&#8217;apr\u00e8s leur habilet\u00e9, leur sagesse et leur g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Ils ne poss\u00e9daient aucun pouvoir coercitif pour faire respecter leurs d\u00e9cisions. Leur pouvoir \u00e9tait fragile puisqu&#8217;il reposait essentiellement sur le consensus du groupe.<\/p>\n<p>Chaque bande exploitait plus ou moins exclusivement une r\u00e9gion reconnue comme \u00e9tant celle du groupe. Le partage des t\u00e2ches chez ces groupes de chasseurs-cueilleurs \u00e9tait bas\u00e9 sur la division sexuelle. La chasse au gros gibier constituait une activit\u00e9 exclusivement masculine. Les femmes se chargeaient de la cueillette, de la pr\u00e9paration des repas, de la confection des v\u00eatements.<\/p>\n<p>Ils utilisaient g\u00e9n\u00e9ralement comme forme d&#8217;habitation la tente conique appel\u00e9e Wigwam.<\/p>\n<h3>Contact avec les Europ\u00e9ens<\/h3>\n<p>Quand des groupes de culture diff\u00e9rente entrent en contact, il se produit in\u00e9vitablement des changements dans les mod\u00e8les culturels de chacun. En premier lieu, les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques des Europ\u00e9ens ont amen\u00e9 les Autochtones \u00e0 adopter une \u00e9conomie de pi\u00e9geage compl\u00e9t\u00e9e par la chasse, la p\u00eache et dans certains cas l\u2019agriculture.<\/p>\n<p>Ils \u00e9changeaient des peaux et des fourrures contre des fusils, de la farine, du th\u00e9, du sucre. Les Autochtones se sont adapt\u00e9s de fa\u00e7on rapide \u00e0 l\u2019\u00e9conomie de pi\u00e9geage puisque ce type d\u2019\u00e9conomie s\u2019apparentait aux activit\u00e9s traditionnelles de chasse.<\/p>\n<p>Il faut se rappeler que le commerce entre les communaut\u00e9s existait avant l\u2019arriv\u00e9e des Europ\u00e9ens. Les Iroquois \u00e9changeaient avec les Algonquiens leurs produits agricoles contre des fourrures, de la viande et du poisson s\u00e9ch\u00e9. Des alliances existaient entre certains groupes qui agissaient comme groupes d\u2019\u00e9change plut\u00f4t que comme groupes comp\u00e9titifs.<\/p>\n<p>L\u2019adoption du pi\u00e9geage poussa les bandes de langue algique \u00e0 se regrouper \u00e0 proximit\u00e9 des postes de traite. Les Hurons devenus les principaux partenaires commerciaux des Fran\u00e7ais, contr\u00f4l\u00e8rent le commerce des marchandises europ\u00e9ennes aupr\u00e8s des groupes algonquins.<\/p>\n<p>La concurrence qui s\u2019\u00e9tablit entre les groupes autochtones donna lieu \u00e0 des rivalit\u00e9s entre les communaut\u00e9s. Les guerres au 17e si\u00e8cle entre la Conf\u00e9d\u00e9ration Iroquoise et les Hurons alli\u00e9s aux Fran\u00e7ais sont un des r\u00e9sultats directs de cette comp\u00e9tition pour le contr\u00f4le du commerce.<\/p>\n<p>Ces guerres conduisirent \u00e0 la disparition des Hurons et \u00e0 l\u2019affaiblissement des conf\u00e9d\u00e9rations iroquoises en tant qu\u2019entit\u00e9s politiques. Les famines, la pr\u00e9sence des missionnaires et la cr\u00e9ation des r\u00e9serves indiennes furent aussi des facteurs importants des changements.<\/p>\n<h3>Les Ab\u00e9nakis<\/h3>\n<p>Le nom Ab\u00e9nakis d\u00e9coule de l\u2019expression \u00ab Wabanaki \u00bb qui signifie \u00ab pays qui est \u00e0 l\u2019est \u00bb. Ils \u00e9taient chasseurs-cueilleurs. Ils parcouraient un territoire tr\u00e8s vaste allant des \u00c9tats de la Nouvelle-Angleterre jusqu\u2019aux provinces maritimes.<\/p>\n<p>Avant 1650, on parle peu des Ab\u00e9nakis. C\u2019est qu\u2019avant cette \u00e9poque, les Ab\u00e9nakis ne d\u00e9rangeaient pas : ils vivaient selon leurs traditions et parcouraient leurs territoires de chasse.<\/p>\n<p>Mais voil\u00e0 que les colons anglais ont besoin du territoire, surtout celui qui est pr\u00e8s des c\u00f4tes. Alors les guerres commencent et les Ab\u00e9nakis se replient. Des communaut\u00e9s enti\u00e8res sont extermin\u00e9es.<\/p>\n<p>Les Ab\u00e9nakis nouent des liens \u00e9troits avec les Fran\u00e7ais avec qui ils d\u00e9fendaient le commerce de la fourrure contre les vis\u00e9es expansionnistes des Anglais de la Nouvelle-Angleterre. Ils se convertissent au catholicisme et, d\u00e8s lors, ils se d\u00e9placent avec leurs missionnaires.<\/p>\n<p>Vers 1661, ils habitent une mission \u00e0 Sillery. En 1684, ils quittent Sillery pour aller s\u2019installer pr\u00e8s des chutes de la rivi\u00e8re Chaudi\u00e8re. Vers 1700 commence une migration importante sur le plan strat\u00e9gique, qui incite les Ab\u00e9nakis \u00e0 s\u2019\u00e9tablir \u00e0 Odanak et \u00e0 W\u00f4linak.<\/p>\n<p>Incorpor\u00e9s dans les troupes franco-canadiennes, les Ab\u00e9nakis ont d\u00e9montr\u00e9 leur fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la cause fran\u00e7aise. Ils ont particip\u00e9 aux batailles d\u2019Oswego, William Henry, Carillon, Montmorency, jusqu\u2019\u00e0 la d\u00e9faite des Plaines d\u2019Abraham le 13 septembre 1759. En 1812-1814, ils particip\u00e8rent \u00e0 la guerre canado-am\u00e9ricaine.<\/p>\n<p>L&#8217;exploit le plus marquant fut la victoire de Ch\u00e2teauguay le 26 octobre 1813. Plus tard, quelques-uns d&#8217;entre eux march\u00e8rent aux c\u00f4t\u00e9s des Patriotes. Les Ab\u00e9nakis avaient cependant conserv\u00e9 leurs habitudes de chasse. L&#8217;agriculture continua de v\u00e9g\u00e9ter. Par contre, ils d\u00e9velopp\u00e8rent leur industrie de tannerie et de vannerie, encore reconnue aujourd&#8217;hui.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de 1900, la plupart des r\u00e9sidents d&#8217;Odanak fabriquaient les paniers en fr\u00eane et foin d&#8217;odeur. Durant l&#8217;hiver et d\u00e8s le printemps, les familles se rendaient aux \u00c9tats-Unis pour vendre leurs produits et des plantes m\u00e9dicinales.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la guerre, l&#8217;industrie des paniers tomba dans la stagnation. La concurrence japonaise sur le march\u00e9 am\u00e9ricain avait tu\u00e9 \u00e0 tout jamais l&#8217;industrie ab\u00e9nakise des paniers.<\/p>\n<p>Nous retrouvons, dans toutes les communaut\u00e9s autochtones, un d\u00e9sir de reconqu\u00e9rir l&#8217;autonomie culturelle. Ce d\u00e9sir se manifeste de diverses fa\u00e7ons, entre autres par les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour le renforcement de certaines caract\u00e9ristiques, par exemple, les langues autochtones.<\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement d&#8217;associations autochtones constitue un autre signe d&#8217;un vouloir collectif.<\/p>\n<p>Pour conclure, disons que les Autochtones du Qu\u00e9bec ne formaient pas \u00e0 l&#8217;\u00e9poque pr\u00e9historique une entit\u00e9 culturelle homog\u00e8ne; encore aujourd&#8217;hui ils sont group\u00e9s en communaut\u00e9 culturellement distinctes qui revendiquent chacune leur autonomie tout en pr\u00f4nant une association permettant de faire front commun pour le mieux vivre des populations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s deux articles publi\u00e9s dans le Courrier de Saint-Hyacinthe du 29 janvier et 5 f\u00e9vrier 1986 qui reproduisent le texte d&#8217;une conf\u00e9rence donn\u00e9e en mai 1985 \u00e0 Saint-Hyacinthe lors du Congr\u00e8s de la F\u00e9d\u00e9ration des Soci\u00e9t\u00e9s d&#8217;Histoire du Qu\u00e9bec. La conf\u00e9renci\u00e8re, Nicole O\u2019Bomsawin \u00e9tait alors directrice de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire d\u2019Odanak.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-7081 gallery-columns-2 gallery-size-large'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/les-autochtones-et-leur-vie-au-quebec\/img_20250616_131838806-2\/'><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"584\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/IMG_20250616_131838806-1024x747.jpg\" class=\"attachment-large size-large\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/IMG_20250616_131838806-1024x747.jpg 1024w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/IMG_20250616_131838806-300x219.jpg 300w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/IMG_20250616_131838806-768x561.jpg 768w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/IMG_20250616_131838806-1536x1121.jpg 1536w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/IMG_20250616_131838806-2048x1495.jpg 2048w, https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/IMG_20250616_131838806-600x438.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/histoiredemaska.com\/en\/histoire\/les-autochtones-et-leur-vie-au-quebec\/img_20250616_132730670-2\/'><img decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"465\" src=\"https:\/\/histoiredemaska.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/IMG_20250616_132730670-1024x595.jpg\" class=\"attachment-large size-large\" alt=\"Urgel Lafontaine, Traduction et analyse du cat\u00e9chisme iroquois - recopi\u00e9\n(manuscrit), 1933. 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