Une petite pilule rose

Il y a 100 ans, une petite pilule rose, mesdames ? 

Pharmacie Collette
En feuilletant les journaux d’époque, il est fascinant d’analyser les anciennes publicités que l’on y retrouve. Parmi les produits inusités qui défilent dans les pages, l’on peut même trouver quelques escroqueries comme des annonces de remèdes miracles. 

Par exemple, une publicité dans le journal Le Clairon de novembre 1922 nous propose d’acheter les petites pilules roses du docteur Williams. Williams est un homme d’affaires canadien reconnu pour ses nombreuses « inventions » pharmaceutiques. Ce médicament en capsule permettrait, selon l’annonceur, d’améliorer la santé des femmes au foyer. L’article assure que les femmes « n’ont pas assez de sang » ce qui affecte leurs « nerfs qui s’irritent facilement » et les poussent à « s’inquiéter pour des bagatelles » en plus d’avoir « de pénibles maux de tête et de dos ». Inversement, les femmes qui consomment les pilules roses du docteur Williams sont « toujours en santé » et « le soin du ménage est toujours un vrai plaisir pour elle ».

Quoi qu’il en soit, on peut fortement douter de l’efficacité du produit puisque ces médicaments ne sont que des capsules de sucre et de fer. Ce n’est donc qu’un effet placebo que ressentent les personnes qui ingèrent ce soi-disant remède.  

Comme quoi les escroqueries dans le domaine de la santé ne datent pas d’hier ! 

Jimy Pelletier, historien

Source:
« La moyenne des femmes ont besoin de plus de sang », Le Clairon, 17 novembre 1922, p.4. 

Photo:
Pharmacie du Dr. Adalbert Collette vers 1930, Fonds CH067, Fonds Lambert Collette.