Depuis 2023, des bénévoles du Service de généalogie documentent les membres des communautés religieuses de Saint-Hyacinthe. En 2025, les dossiers des sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe ont été complétés et rendus disponibles aux chercheuses et aux chercheurs. Le fruit du travail de l’équipe de bénévoles comprend, entre autres, 1 400 photographies de pierres tombales du cimetière des Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe.
Une fiche informative a été créée pour chacune des religieuses avec des informations sur leur naissance et leur décès de même que leurs lieux de résidence. Grâce à la collaboration de la congrégation, les dates des prises d’habit et les actes religieux ont également été répertoriées de même que des informations sur les parents des religieuses (naissance, mariage, décès). Ces dossiers de recherches comprennent parfois des articles de journaux et des photos en lien avec le parcours des religieuses.
Les fiches issues de ces précieuses informations ont été transmises à Clergénéalogie – Les oubliés de la généalogie. Les dossiers complets avec les pièces jointes sont disponibles aux chercheuses et aux chercheurs au Service de généalogie du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe.
À propos des Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe
Issues de la communauté des Sœurs de la Charité de Montréal, Michel-Archange Thuot, Émilie Jauron, Honorine Pinsonneault et Tharsile Guyon sont les fondatrices de la Congrégation des filles de la Charité administratrices de l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe. Profondément attachées à leur ancienne communauté fondée par Marguerite d’Youville, ces quatre volontaires conservent les vêtements, règles et constitutions religieuses de leur ancienne communauté.
En 1840, elles arrivent à Saint-Hyacinthe pour fonder un hôpital dans une maison surnommée la maison jaune, qui deviendra plus tard l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe. La construction avait été payée par le curé Édouard Crevier qui a été très généreux pour soutenir la mission des Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe. Lors de la fondation, alors qu’il y avait beaucoup à faire et que les conditions de vie étaient très difficiles, celles que l’on surnomme les Sœurs Grises ont pu compter sur l’aide de trois postulantes, d’un domestique et de deux filles de service.
Entre 1864 et 1963, la communauté en pleine expansion assure la gestion de l’Ouvroir Sainte-Geneviève qui vient en aide aux familles pauvres et aux femmes en leur offrant la possibilité d’apprendre des notions dans le domaine du textile et de la couture. Les Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe se sont occupées d’autres institutions comme l’orphelinat de l’Hôtel-Dieu (1870-1961), la Maison Saint-Antoine pour prêtres retraités (1901-1924), le Refuge Saint-Amable spécialisé dans les soins psychiatriques (1906-1977) et l’École d’infirmières (1925-1968). Ces institutions sont approvisionnées à peu de frais grâce à la production agricole de leur métairie située à La Providence. Elles oeuvrent également à l’hôpital Saint-Charles qui sera vendu au gouvernement du Québec en 1966. Entre 1846 et 1965, les Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe offrent aussi des soins à domicile et effectuent d’autres fonctions pour soutenir le clergé.
Le champ d’action de cette communauté ne se limite pas à Saint-Hyacinthe puisque l’on retrouve des religieuses à Sorel, Sainte-Marie-de-Monnoir, Saint-Denis-sur-Richelieu, Farnham, Granby, Marieville et Sherbrooke. Elles œuvrent aussi à l’extérieur du Québec comme à Le Pas, au Manitoba, à Haïti ainsi qu’aux États-Unis dans plusieurs villes du Maine et du New Hampshire.
Photo : Retour de Rome des Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe, 1959. Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe. Fonds CH116 Studio Lumière