Le Centre d’histoire vous invite à assister à sa dernière conférence de la saison 2025-2026 qui aura lieu le mardi 6 mai à 19h au Centre culturel Humania Assurance (1675 Rue Saint-Pierre Ouest, Saint-Hyacinthe).
Le coût est de 5 $ pour les non-membres et l’entrée est gratuite pour les membres.
Aperçu de la conférence intitulée Vices et moralité en temps de guerre: l’exemple de Montréal et Québec pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les normes de moralité de la société canadienne ont été sérieusement mises à l’épreuve. Au Québec, comme partout ailleurs au pays, l’effort de guerre engendre une nouvelle prospérité économique, une intensification de la migration vers les centres urbains grands et petits ainsi qu’une ébullition sociale et culturelle. Surtout, la guerre suscite une entrée massive de milliers de jeunes hommes et femmes dans les institutions militaires canadiennes. Mais l’ennui prévalent sur les bases militaires, la brièveté des permissions, le besoin de vivre intensément et la culture militaire encouragent le vice sous toutes ces formes. Les jeux d’argent et de hasard, la promiscuité sexuelle, la prostitution et la consommation d’alcool progressent rapidement dans la province, mais plus particulièrement à Québec et à Montréal. En cette période troublée, on s’interroge de plus en plus sur l’augmentation des naissances illégitimes, des maladies vénériennes, de l’ivresse, des troubles à l’ordre public et de la pratique de jeux de hasard et d’argent. Ces appréhensions se font l’écho de l’angoisse plus général des citoyens et des élites devant la décomposition des valeurs morales et sociales provoquée par la guerre, phénomène, croient-ils, contre lequel le Québec doit impérativement réagir. La question se pose: comment les grandes tendances du vice en temps de guerre se reflètent-ils à Montréal et à Québec? C’est ce à quoi cette conférence s’attardera.
À propos de la conférencière:
Caroline D’Amours est professeure adjointe au Collège militaire royal du Canada à Kingston et chercheuse associée à l’International History Institute, Boston University. Spécialiste de l’histoire militaire du Canada après 1867, ses recherches portent sur la formation des fantassins canadiens de 1939 à 1945 ainsi que sur la participation de la société québécoise aux deux guerres mondiales.