Malgré les travaux de construction qui rendaient l’accès difficile à l’ancien monastère des Soeurs adoratrices, le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe se réjouit d’avoir attiré plus de 400 personnes dans le cadre de sa programmation entourant le Mois de l’histoire des femmes. Parmi ceux-ci, des groupes ont réservé des plages horaires en semaine pour profiter d’une visite guidée des expositions. Nous les remercions pour leur confiance et leur participation : Com’femme, APAJ (Aide Pédagogique aux Adultes et aux Jeunes) et Chartwell Ste-Marthe.
Trois expositions en lien avec l’histoire des femmes de la région
Afin de souligner le bicentenaire de naissance d’Éléonore Charron, la fondatrice des Soeurs de Sainte-Marthe, une petite exposition sur la communauté a été présentée au public et plus de 300 exemplaires de la publication intitulée Éléonore Charron et les Soeurs de Sainte-Marthe de Saint-Hyacinthe ont été remis. Rappelons que l’Institut des Sœurs de Saint-Marthe a été fondée en 1883 avec pour mission de veiller à l’entretien matériel du Séminaire de Saint-Hyacinthe. Dans les années 1920, la communauté étend son œuvre et des prêtres demandent des religieuses à Gaspé, aux États-Unis, au Sénégal, à Jérusalem et bien plus encore.
Une exposition sur Henriette Dessaulles, également connue sous le nom de plume de Fadette, a permis au public de découvrir plusieurs aspects de la vie de cette journaliste, écrivaine et fille de Georges-Casimir Dessaulles. Grâce aux photos sélectionnées par Anne-Marie Aubin et Jean-Noël Dion il y a plusieurs années, mais surtout grâce aux textes de Martin Ostiguy, le public est entré dans l’univers de cette célèbre maskoutaine.

Finalement, Lucie Diotte a dévoilé les septs portraits qu’elle avait réalisé pour le projet Le manifeste des oubliées mettant en vedette Anne-Marie Matte, Cécile-Éna Bouchard, Jeanne Daigle, les Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe, Soeur Marie Sainte-Hortense, Madeleine Arel et Germaine Bernier. La résidence de Lucie Diotte a été documentée à travers une série de vidéo disponible sur la chaine Youtube du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe.
Un finissage festif
La dernière journée de l’exposition s’est clôturée avec un finissage qui a rassemblé une cinquantaine de personnes qui ont profité de la performance de la conteuse Évelyne Ménard autour du conte de Zing-Zoung de Jeanne Daigle et d’un mini-concert d’orgue avec l’organiste Gisèle Guibord qui a séduit l’auditoire avec des pièces soigneusement choisies qu’elle a interprétées sur l’Opus 9.
Remerciements
Aux nombreux bénévoles dont Renée Laroche, responsable des bénévoles. Régent Frey, Louise Marcil et Rollande Courtemanche qui ont présenté un répertoire sur les membres des communautés religieuses de Saint-Hyacinthe. Depuis 2023, plusieurs bénévoles du Service de généalogie du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe créent des dossiers documentaires pour chaque membre de chacune des communautés religieuses de Saint-Hyacinthe. Parmi les autres bénévoles, Gislaine Chénier et Jocelyne Rioux ont aidé Martin pour le visuel de l’exposition sur Henriette Dessaulles. Francine Girard a effectué la correction des textes de l’exposition Le Manifeste des oubliées.

Le succès de cet événement repose aussi sur le travail des employés du Centre d’histoire : Nelson Archambault, Vincent Bernard, Isabelle Martin et Claudine Porlier. Christophe Morin a aidé au montage, démontage et a immortalisé les activités en photo. Anne-Sophie Robert, archiviste, a guidé et alimenté le travail de recherche de Lucie Diotte. Martin Ostiguy et Joëlle Thérien ont été les maitres d’oeuvre du contenu présenté à la population. Soulignons aussi la contribution de Paul Foisy qui a quitté la direction du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe en juillet 2026 qui a encouragé Lucie Diotte dans ses démarches.
L’équipe a pu compter sur la collaboration de Christian Choquette de A3 Communication, d’Anick Chandonnet, directrice du Regroupement des archives ecclésiales et du patrimoine religieux du diocèse de Saint-Hyacinthe, et de sœur Françoise Boulais.
Merci aux bailleurs de fonds qui ont rendu possible ce projet : le Conseil des arts et des lettres du Québec, Culture Montérégie, la MRC des Maskoutains et Bibliothèque et archives nationales du Québec. Merci également à la Ville de Saint-Hyacinthe pour son soutien financier et logistique.

Le mot de la fin
Lors du vernissage, Joëlle indiquait :
Durant la pandémie, j’ai eu l’opportunité de travailler sur un projet en lien avec l’histoire des femmes et j’ai pris conscience à quel point j’en connaissais peu sur l’histoire des femmes au Québec. Encore aujourd’hui, l’histoire des femmes est peu mise en avant dans le parcours scolaire que ce soit au primaire, au secondaire ou au collégial. Même à l’université, je dois avouer que j’ai eu peu l’opportunité d’approfondir les multiples facettes de l’histoire de femmes. Ça m’a amené à m’impliquer sur le comité Mémoire des femmes de la Fédération Histoire Québec dont l’objectif est de mettre en lumière les parcours des femmes méconnues de l’histoire. Il y a quatre ans, lorsque j’ai commencé à l’impliquer sur le comité Mémoire des femmes, jamais je n’aurai cru avoir l’opportunité de travailler sur un projet aussi stimulant que celui que nous lançons aujourd’hui. (…) j’aimerais vous dire que l’histoire des femmes dans notre région est très riche et très complexe. Il aurait été impossible d’en faire le tour dans le projet que nous vous dévoilons aujourd’hui. L’histoire des femmes inclus aussi les Autochtones, les femmes asservies par l’esclavage, les ouvrières, les domestiques, les mères de famille, les féminicides et bien d’autres. Ça va nous prendre plusieurs projets pour aborder ces pans de notre histoire.
Photos : Christophe Morin


